Coupes de 120 M$: inquiétude dans les CPE de la région

L'inquiétude est palpable dans le réseau des CPE estriens, alors que d'autres... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) L'inquiétude est palpable dans le réseau des CPE estriens, alors que d'autres coupes sont prévues dans le réseau pour la prochaine année financière.

Les CPE nagent une fois de plus en pleine incertitude.

En plus des coupes annoncées, une réforme du financement pourrait entraîner de nombreuses mises à pied, selon La Presse.

« On sait que ce qui est visé, c'est de retrancher 120 M $ pour année financière 2016-2017. Je sais que des travaux se font pour la refonte du financement. On n'a pas d'information à savoir comment ça va se traduire », commente la directrice du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est (RCPECE), Lucie Therriault.

Plus tôt cette semaine, l'Association québécoise des CPE (AQCPE) a lancé une pétition afin d'inviter la population à demander au gouvernement d'annuler les compressions additionnelles de 120 M $ qu'il s'apprête à imposer.

 

Niveler par le bas

Le premier ministre Philippe Couillard a confirmé que le gouvernement remet en question les performances de gestion du secteur des services de garde.

Le Parti québécois accuse le gouvernement de vouloir niveler par le bas avec un plan de compressions de 120 millions $ dans les services de garde.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a affirmé que le gouvernement veut s'inspirer des coûts d'opération plus bas des garderies à but lucratif pour les imposer aux centres de la petite enfance.

En répondant à M. Péladeau en Chambre, M. Couillard a cependant soutenu que cette opération vise à rehausser les pratiques de gestion des établissements moins performants.

La ministre de la Famille Francine Charbonneau a exprimé son intérêt jeudi à comprendre pourquoi certains établissements sont plus performants que d'autres.

Tout en affirmant qu'aucune décision n'est prise, Mme Charbonneau a toutefois fait référence à une éventuelle mesure de leur performance qui s'établirait en fonction du tiers le plus performant.

«On ne peut pas passer à côté du fait qu'il faut se poser des questions sur pourquoi il y a un tiers performant, pourquoi en ce moment il y en a qui réussissent très bien et qu'il y en a qui ont des difficultés», a-t-elle dit dans un point de presse avant un caucus des députés libéraux.

Mme Charbonneau a refusé de dire si cette préoccupation pour la gestion dans les services de garde pourrait se traduire par des pertes de postes.

«Je n'irai pas là, moi j'en suis plus sur le financement pour le service à chacun des enfants», a-t-elle dit.

- Avec La Presse Canadienne

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