Recommandations du rapport Charbonneau: oui et non, dit l'ex-député Benoit

Certaines des recommandations qui se trouvent dans le rapport de la commission... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) Certaines des recommandations qui se trouvent dans le rapport de la commission Charbonneau plaisent réellement à l'ancien député d'Orford, Robert Benoit. M. Benoit a été heureux d'apprendre, en prenant sommairement connaissance du rapport mardi, que la commission Charbonneau souhaite un meilleur suivi de la part des chefs de parti en ce qui concerne les finances des formations politiques.

Robert Benoit... (Archives La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Robert Benoit

Archives La Tribune

« La commission voudrait que les chefs de parti signent les états financiers, remarque l'ex-député d'Orford. En plus, elle aimerait que ce type de document contienne plus d'informations sur la façon dont l'argent est amassé par les formations politiques. »

Cependant, une recommandation portant sur le nombre de mandats pouvant être accordés aux maires déçoit Robert Benoit. « Ils parlent de les limiter à deux mandats, mais ça serait probablement difficile à appliquer dans les petits villages. Et puis, de toute façon, les gens qui occupent ce genre de fonction dans les municipalités de moindre envergure ont une influence relative », soutient-il.

D'autres recommandations de la commission Charbonneau sont par ailleurs formulées tardivement, selon M. Benoit.

« Des grands bouts ont déjà été réalisés par Jean Charest et Philippe Couillard. Il faut réaliser que les années ont passé depuis le début de toute cette histoire. »

«On voudrait comme dans un film savoir qui sont les bons et les méchants, mais ce n'est pas si simple.»


« PAS TRÈS CLAIR »

L'ancien député d'Orford laisse entendre que, globalement, le rapport déposé comporte beaucoup de nuances. « Ce n'est pas très clair au final. On voudrait comme dans un film savoir qui sont les bons et les méchants, mais ce n'est pas si simple », explique-t-il.

L'exercice conduit par France Charbonneau lui a aussi inspiré une réflexion au sujet de la démocratie. « C'est long et c'est cher, la démocratie. Par contre, le processus a sûrement nettoyé la place pour un bout de temps », déclare-t-il.

À son avis, l'exercice devra être recommencé dans 15 ou 20 ans. Il pense en effet qu'il est « presque impossible de tout contrôler » et que de nouvelles façons de frauder apparaîtront sans doute dans le futur.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer