Une pétition de 6000 noms déposée à Québec

Le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, et le... (La Tribune, Yvan Provencher)

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Le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, et le ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard, ont accueilli mercredi à Québec le représentant des employés de Viandes Laroche, Dominic Maheu, l'initiateur de la pétition et directeur général de Coop Metro d'Asbestos, Jean Boisvert, la députée de Richmond Karine Vallières, et le maire d'Asbestos et préfet de la MRC des Sources, Hugues Grimard.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Une pétition comprenant 5964 signatures demandant l'intervention du gouvernement du Québec pour assurer la sauvegarde des emplois de la centaine d'employés et une relance des activités de l'entreprise Viandes Laroche a été déposée jeudi au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries, de l'Alimentaire et ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis, ainsi qu'au ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard.

La dizaine d'employés présents ont d'abord pu échanger sur la situation, le contexte et les enjeux du dossier avec la députée de Richmond, Karine Vallières, laquelle guidait la délégation à l'Assemblée nationale. Le groupe était également accompagné du maire d'Asbestos, Hugues Grimard et de l'instigateur de la pétition, Jean Boisvert. Par la suite, la délégation a rencontré les ministres pendant un peu plus de 30 minutes.

C'est l'instigateur de la pétition qui a ouvert la discussion faisant part de son inquiétude à propos d'un possible démantèlement des installations de l'entreprise, étant donné que le syndic a reçu seulement deux offres globales et six offres partielles qui seraient susceptibles d'engendre un tel démantèlement. Il a rappelé que le but ultime de la démarche est de retrouver les emplois de l'entreprise.

Le ministre Paradis s'est dit sensible à l'aspect humain du dossier, rappelant que son gouvernement a fait le maximum pour aider l'entreprise et sauver le modèle Viandes Sélectionnées des Cantons. « La dette importante de l'entreprise, l'appropriation de plus en plus importante du marché par les Américains et la crise des prix du boeuf ont joué contre l'entreprise. Je suis inquiet de voir l'abattage du boeuf se tourner vers l'Ontario et les États-Unis, j'aurais souhaité que ce travail se poursuive ici », a dit le ministre, commentant la nouvelle à l'effet que l'offre de l'homme d'affaires Mario Côté ait été acceptée par le syndic et que l'abattage du boeuf y soit remplacé par celui du canard.

Le ministre a affirmé n'avoir reçu à ce jour aucune demande d'autorisation en ce sens et par le fait même avoir à déposer un avis sectoriel. « L'idéal serait de poursuivre l'exploitation avec le boeuf, mais je reste ouvert à un changement de vocation des installations d'Asbestos ». Une usine d'abattage de canards et de transformation en produits divers nécessiterait des permis et autorisations du MAPAQ et du ministère de l'Environnement.

Manque de réceptivité

Interrogé sur l'assouplissement souhaité des balises du Fonds de diversification économique de 50 M$ consenti à la région, le ministre Girard n'a pas semblé très réceptif. « Le Fonds est là pour le démarrage d'entreprises, leur développement, c'est ce qui importe. Il faut faire du développement économique solide, assurer leur existence à long terme avec des projets structurants, créer des emplois et répondre aux besoins des promoteurs, il faut s'assurer de générer par le Fonds des impacts, une dynamique économique, » a tenu à préciser le ministre.

Pour l'instant, les ministres n'ont d'autre choix que de laisser le syndic faire son travail. « Nous n'avons de pouvoir sur le syndic. Si un nouvel acquéreur demande notre contribution, alors certaines modalités et conditions pourront être mises de l'avant. Plus longtemps les installations d'Asbestos demeureront fermées, plus la problématique engendrée sera complexe », a affirmé le ministre de l'Agriculture. Il réclame à l'instar de son collègue, un plan d'affaires solide d'un nouvel acquéreur et ajoute « Viandes Laroche était dans un bon créneau, un peu en avant de son temps ».

Les deux ministres et la députée ont par ailleurs rassuré le maire Grimard de toute leur collaboration pour le suivi du dossier, l'obtention d'autorisations et permis pour une nouvelle entreprise, dans les délais les plus courts possible, si la nécessité se faisait sentir.

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