Canards du Lac-Brome choisie par le syndic de Viandes Laroche

Si tout va comme le veut l'homme d'affaires Mario Côté, l'abattoir Viandes... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Si tout va comme le veut l'homme d'affaires Mario Côté, l'abattoir Viandes Laroche servira à la transformation de viande de canard avant longtemps.

C'est son entreprise Canards de Lac-Brome qui a été choisie par le syndic pour se porter acquéreur des installations d'Asbestos.

«Nous sommes en train de faire des vérifications diligentes afin de savoir si on peut procéder à l'acquisition. Ça peut prendre encore deux semaines.»

«Il faut vérifier si les permis permettent de transformer l'usine pour la viande de canard.»

Rappelons que le syndic Raymond Chabot doit statuer sur l'avenir de l'entreprise Les Viandes Laroche qui s'est vu dans l'obligation de cesser ses opérations le 15 octobre dernier. Pour l'achat en bloc ou à la pièce des bâtiments et équipements, huit offres avaient été déposées mardi dernier pour le rachat des installations d'Asbestos.

De ces huit propositions, seulement deux visaient l'ensemble des actifs alors que les six autres ouvraient la porte à un démantèlement potentiel de l'entreprise.

La première proposition globale a été déposée par Mario Côté, homme d'affaires de Stoke propriétaire de fermes porcines, de meuneries et de Canards de Lac-Brome.

La seconde offre est celle de Claude Laroche, le président de Viandes Laroche, au montant d'un peu plus de 1,4M$, lequel espère toujours récupérer et relancer son entreprise.

La valeur de l'entreprise de 51000 pieds carrés construite en 2010, à la fine pointe de la technologie dans le domaine de l'abattage et de la coupe de viandes, a vu ses actifs évalués à approximativement 6,5 millions $.

«Les astres sont alignés. Nous avons besoin d'un endroit pour abattre nos canards. En plus, c'est dans notre secteur d'activité, pas trop loin de Stoke et de nos fermes de canards», soutient M. Côté.

L'abattoir est là, avec les tables de découpe. Les canards c'est moins gros que du boeuf, mais une bonne partie des équipements peut servir.»

M. Côté mentionne par ailleurs que le but est de donner du travail à une bonne partie des employés de l'usine mis à pied en raison de la faillite. Ils ont de l'expérience dans le domaine de la découpe de la viande, avec un peu de formation, ils seront en mesure de faire le travail, dit-il.

Il est encore trop tôt pour dire combien d'employés il aura besoin et quand les activités pourront reprendre.

Dépôt d'une pétition à Québec

Mercredi, des représentants du projet de relance des installations de Viandes Laroche ont rencontré à Québec Jean-Denis Girard, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, et Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture. Ils leur ont remis une pétition de près de 6000 noms réclamant une relance durable des installations industrielles.

Le responsable de la pétition, Jean Boisvert, et le maire d'Asbestos, Hugues Grimard ont aussi demandé des assouplissements aux règles d'attribution des sommes provenant du Fonds de diversification économique de la région d'Asbestos.

Ceux-ci souhaitaient qu'ils puissent venir en aide aux entreprises existantes et non seulement aux entreprises en démarrage.

Sur cette question, le ministre Girard s'est montré retissant à répondre par l'affirmative.

- Avec Yvan Provencher

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