Encore beaucoup de travail à faire à Lac-Mégantic

Le ministère de l'Environnement a profité de l'automne... (La Tribune, Ronald Martel)

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Le ministère de l'Environnement a profité de l'automne particulièrement chaud pour ensemencer tous les sols à nu afin d'empêcher le vent de charrier les sols.

La Tribune, Ronald Martel

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(SHERBROOKE) Même si on vient d'annoncer à Lac-Mégantic que la décontamination est terminée, plus de 27 mois après la tragédie ferroviaire de juillet 2013, il ne faudrait pas croire que le travail du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (DDELCC) est fini pour autant.

Selon Paul Benoît, gestionnaire responsable des activités de nature environnementale associées à la réhabilitation du centre-ville de Lac-Mégantic, un plan de décontamination et une nouvelle planification adoptée au début de 2015 vaudraient sûrement qu'on rende public un certain rapport à saveur de bilan avec certaines statistiques sur l'ampleur des travaux réalisés.

« Plusieurs étapes sont terminées, mais le rapport n'est pas encore disponible, cela devrait venir à la fin de 2015 ou au début de 2016. Tous les sols du centre-ville contaminés par le déversement causé par la MMA ont été excavés et remplacés par des sols propres, venant de l'extérieur. Cette opération s'est terminée en octobre », décrit Paul Benoît.

« Cet automne, nous avons aussi démonté le bassin de traitement des eaux, un bassin d'urgence que nous avions installé pour une grande surface. Ce qu'il restait à faire, c'était d'ensemencer tous les sols à nu, où il n'y aurait pas de construction à court terme. Nous avons profité de la température clémente, dernièrement. Cela va empêcher le vent de charrier les sols. C'est un ensemencement liquide avec des graines enveloppées qui vont prendre racine plus facilement. Nous avons mis une couche plus solide sur le versant des fossés, avec un empierrement plus gros et de la tourbe par endroit, ce qui était requis pour assurer le drainage qui se doit d'être très bon, en attendant la reconstruction, pour empêcher les débordements, comme on peut voir le long du boulevard des Vétérans. »

« Nous avons installé 14 puits de surveillance de la qualité de l'eau, pour mesurer l'efficacité de la décontamination. Il y en avait entre 20 et 30 de ces puits, pendant les travaux, réduits à 14 pour le suivi. Il s'agit de l'eau présente dans les sols. Dans quelques années, nous allons les fermer, quand on va être certains que tout est correct. »

M. Benoît parle ensuite des deux plates-formes du parc industriel où sont traités des sols contaminés, par une méthode écologique mettant à profit des bactéries.

« Nous avons commencé à transporter des sols finalement traités. Je crois savoir que certains camions ont pris le chemin de la Mine Jeffrey ou de Black Lake. Cela suit son cours normalement. Le contrat en prévoit la fin en 2017... La rivière Chaudière est aussi surveillée sur une base assez fréquente. Nous sommes à étudier les données de 2015 pour élaborer un plan d'action 2016. Il sera publié après sa mise sur pied. »

À propos du bilan de la décontamination, il n'est pas encore prêt, selon M. Benoît.

« La firme AECOM a encore du travail à faire, une mise à jour qu'elle devra nous transmettre. C'est à suivre. »

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