Décès de l'ancien maire et député libéral Jean-Guy St-Roch

Jean-Guy St-Roch a été député libéral sous Robert... (PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE)

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Jean-Guy St-Roch a été député libéral sous Robert Bourassa dans la circonscription du Drummond de 1985 à 1994. Il s'est ensuite tourné par le Canton de Magog, où il y a occupé le poste de maire de 1995 à 2002.

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Personnage politique apprécié et respecté par ses pairs, Jean Guy St-Roch n'est plus. L'ancien député de Drummond et maire du Canton de Magog est décédé à l'âge de 75 ans.

Député libéral d'Orford de 1989 à 2003, Robert Benoit a siégé aux côtés de l'homme à l'Assemblée nationale, mais c'est en tant que président du Parti libéral du Québec qu'il l'a connu pour la première fois.

« Lors de sa deuxième assemblée du parti dans Drummond, des gens magouillaient pour avoir sa tête comme député, ils voulaient le remplacer. Robert Bourassa m'a alors téléphoné pour me demander d'annuler l'assemblée, ce que j'avais le pouvoir de faire, en me disant que Jean-Guy était un rouage important de son équipe et qu'il devait rester, qu'il avait besoin de lui. Alors, j'ai tout annulé et il a été réélu député. »

S'il a été député de Drummond de 1985 à 1994, ce sont aujourd'hui ses réalisations comme maire du Canton de Magog de 1995 à 2002 qui restent à la mémoire de Paul-René Gilbert, un autre ancien maire de la municipalité.

« C'était un grand amoureux des arts et de la nature. Il a beaucoup donné pour ces deux domaines », se souvient-il.

L'un des legs les plus importants de son passage à la mairie est la protection du marais de la Rivière-aux-Cerises, affirment les deux hommes politiques.

« Le centre d'interprétation du Marais, il en avait fait l'un de ses objectifs, se rappelle M. Gilbert. Il n'a malheureusement pas été celui qui a mené le projet à terme, mais c'est lui qui en a été l'initiateur. »

« Il a protégé le marais en réussissant à éviter toutes les folies qu'on aurait pu y construire comme on le faisait ailleurs au Québec à cette époque. C'est aussi lui qui a créé le sentier pédestre autour du marais. Il a été très avant-gardiste et c'est tout à son honneur », ajoute M. Benoit.

La tête remplie d'idées

M. St-Roch est aussi à l'origine de la naissance du Musée international d'art naïf de Magog, un projet auquel il a cru dès le départ et qu'il a mené d'un bout à l'autre.

« C'était un homme qui, lorsqu'il avait une idée, la menait à terme », commente M. Gilbert.

Robert Benoit, lui, souligne que Jean-Guy St-Roch avait effectivement beaucoup d'initiatives, parfois même trop.

« Jean-Guy prenait beaucoup d'espace et certains n'aiment pas cette manière de travailler, d'autres oui. Une chose est certaine, il avait plusieurs projets. Un dîner de 20 minutes pouvait durer deux heures avec lui. C'était quelqu'un de très cultivé et il pouvait ergoter sans arrêt. J'ai souvent dû le discipliner lors de nos repas, raconte-t-il. C'était un homme qui a toujours eu à coeur le bien commun. »

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