Lise Déziel ne manque pas de souffle

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Lise Déziel et son conjoint Stéphane Cormier, lors du gala Réseau des femmes d'affaires du Québec

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(SHERBROOKE) On peut dire de Lise Déziel qu'elle ne manque pas de souffle. Il ne faut pas, car l'entreprise qu'elle a fondée est sur un erre d'aller assez essoufflant.

Cordé électrique, de Maricourt, non loin de Valcourt, connaît une croissance pour le moins décoiffant depuis sa naissance en 2010. L'entreprise spécialisée dans la fabrication de harnais électriques est passée de quatre à 45 employés depuis 2010.

C'est en grande partie pourquoi Mme Déziel a remporté le prix de femme d'affaires de l'année dans la catégorie «moyennes entreprises» au gala Réseau des femmes d'affaires du Québec.

«Nous sommes encore sur un nuage. Sous le choc!», lance-t-elle au bout du fil.

«Il a fallu monter un dossier et je pense que c'est notre cheminement qui a fait la différence. Il fallait dire où nous sommes partis et où nous sommes rendus. Nous devons dire que nous avons connu une croissance fulgurante.»

Il faut souligner que Mme Déziel est «en amour» avec les harnais électriques, les «couettes de fils», comme elle dit. Après avoir travaillé dans cde domaine quelques années, elle a décidé de lancer son entreprise.

Au début, elle faisait tout, même «passer le balai», soupire-t-elle. Au fil du temps, du personnel s'est ajouté. Des clients aussi. On compte notamment BRP parmi les donneurs d'ouvrage de l'entreprise s'étant installée dans un ancien moulin à scie de la route 222.

Tout le monde roulait à fond de train, se souvient-elle. Les défis de la croissance sont certainement aussi difficiles à surmonter que ceux de la décroissance. «Deux ans et demi après avoir lancé l'entreprise c'est devenu fou. Pendant six mois, ça n'arrêtait pas.»

«Il a fallu embaucher du personnel. Avec ça venait le besoin de formation. Tout cela se faisait sans avoir vraiment les bases pour absorber tout ce qui venait avec, se souvient-elle. Mais maintenant, nous avons la structure pour faire face aux défis.»

Le défi, justement, se trouve du côté du développement des marchés extérieurs, comme vers les États-Unis, espère la femme d'affaires.

Mme Déziel souhaite que son prix incitera d'autres femmes à se lancer en affaires. «Des femmes entrepreneures, il y en a de plus en plus, mais dans le monde industriel, c'est plus rare», fait-elle remarquer.

«J'espère que ce prix pourra inciter d'autres femmes à se lancer dans l'aventure. Ce qui est important selon moi, c'est de s'entourer de bonnes personnes.»

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