La Cinquième Saison aura un centre de jour en soins palliatifs

La maison La Cinquième Saison, à Lac-Mégantic, prévoit... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

La maison La Cinquième Saison, à Lac-Mégantic, prévoit ouvrir les portes d'un centre de jour en soins palliatifs au cours de l'hiver.

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La maison La Cinquième Saison, à Lac-Mégantic, prévoit ouvrir les portes d'un centre de jour en soins palliatifs au cours de l'hiver. Le centre « L'arbre de la vie » offrira une gamme d'activités aux personnes atteintes de différentes maladies, que ce soit le cancer ou des maladies dégénératives comme la sclérose en plaques et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

« Ce sera des bains thérapeutiques, des massages, des lieux de rencontre, des conférences avec des psychologues, des pharmaciens. On aura une panoplie de conférences », résume le directeur général de la maison, Richard Michaud.

L'établissement dessert les populations des MRC du Granit et du Haut-Saint-François.

Aux yeux de M. Michaud, il y a des besoins importants à combler auprès des gens qui savent qu'ils ne guériront pas. « Il n'y en a pas dans la région. C'est un projet qu'on trouvait essentiel. »

« Quand tu apprends que tu ne survivras pas, il y a un vide qui s'installe. Les gens ont un grand besoin de soutien. »

Des locaux ont été loués pour les besoins du centre.

Contrairement à la Maison Aube-Lumière qui a annoncé qu'elle donnerait accès à l'aide médicale à mourir, ce n'est pas l'intention de l'établissement de Lac-Mégantic. Elle entend offrir prochainement la sédation palliative continue, ce qui est différent de l'aide médicale à mourir, où l'injection létale entraîne la mort. « La sédation palliative continue ne hâte pas et ne retarde pas la mort (...) L'aide médicale à mourir provoque la mort dans les instants suivants », illustre M. Michaud, en précisant que la sédation palliative peut être offerte de façon temporaire.

De la formation devra être donnée au personnel, précise le directeur général.

«Le plan va donner toutes les directives ministérielles pour le développement des soins palliatifs, tel que prévu par Loi 2.»


La sédation palliative est déjà offerte à Aube-Lumière. « Au cours des quelque 20 dernières années, on a fait de la sédation palliative - un soin palliatif - peut-être de 18 à 20 fois. Depuis que la loi est connue, au cours de 2015, il y a eu de cinq à six demandes qui ont été faites (pour de la sédation palliative) », a indiqué mardi la présidente d'Aube-Lumière, Élisabeth Brière. 

Quant à la décision d'Aube-Lumière, M. Michaud a indiqué que chaque maison est autonome et que ce sont leurs conseils d'administration qui prennent des décisions.

Par ailleurs, Québec doit présenter « incessamment », voire dans les prochains jours, son plan sur les soins palliatifs dans la province, a fait valoir l'attachée de presse du ministre de la Santé, Joanne Beauvais, mercredi. Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a d'ailleurs salué la décision de la Maison Aube-Lumière, la première au Québec et au Canada à donner accès à l'aide médicale à mourir.

« Le plan va donner toutes les directives ministérielles pour le développement des soins palliatifs, tel que prévu par Loi 2 (sur les soins de fin de vie), a indiqué Mme Beauvais.

En entrevue mardi, la présidente de l'Alliance des maisons des soins palliatifs, Lucie Wiseman, a souligné que la question des soins palliatifs est occultée en ce moment, avec tout le débat sur l'aide médicale à mourir, et disait attendre le plan québécois sur les soins palliatifs. « On parle de l'aide médicale à mourir, mais les soins palliatifs sont-ils accessibles partout au Québec? » a-t-elle lancé. « Ce qui est important, c'est que la douleur soit soulagée, peu importe où les patients se trouvent », note Mme Wiseman. Avec la mise en place du plan d'action qui est attendu, on souhaite que « la notion de soins palliatifs arrive beaucoup plus tôt dans la trajectoire de la maladie ». Le milieu avait été consulté sur cette question.

Mme Wiseman est aussi directrice générale de la Maison Au diapason à Bromont, qui maintient sa position de ne pas offrir l'aide médicale à mourir.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer