Huit offres sur la table pour l'abattoir des Viandes Laroche

Le  syndic Raymond Chabot devrait statuer très prochainement sur l'avenir de... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Yvan Provencher

Journaliste pigiste couvrant le secteur de la MRC des Sources en Estrie.

La Tribune

(ASBESTOS) Le  syndic Raymond Chabot devrait statuer très prochainement sur l'avenir de l'entreprise Les Viandes Laroche qui s'est vu dans l'obligation de cesser ses opérations le 15 octobre dernier.

À la suite de l'avis du syndic demandant des propositions pour l'achat en bloc ou à la pièce des bâtiments et équipements, huit offres ont été déposées mardi dernier pour le rachat des installations d'Asbestos.

De ces propositions, uniquement deux offres visaient l'ensemble des actifs alors que les six autres offres partielles des installations ouvrent la porte à un démantèlement potentiel de l'entreprise. La première proposition globale a été déposée par un homme d'affaires de Stoke, Mario Côté, le propriétaire de fermes porcines, de meuneries et de Canards de Lac-Brome.

La seconde offre est celle de Claude Laroche, le président de Viandes Laroche, au montant d'un peu plus de 1,4 M$, lequel espère toujours récupérer et relancer son entreprise.

La valeur de l'entreprise de 51 000 pieds carrés construite en 2010, à la fine pointe de la technologie dans le domaine de l'abattage et de la coupe de viandes, a vu ses actifs évalués à approximativement 6,5 millions $.

Or le syndic Raymond Chabot dévoilait lundi dernier que l'entreprise avant sa fermeture avait accumulé des dettes totalisant plus de 17,5 M$ dont 9,5 M$ sont reliés à des créanciers garantis. La Fédération des caisses Desjardins du Québec réclamant un montant de 4,1 millions de dollars et la Banque de Développement du Canada détentrice d'une créance de 3,1 millions de dollars, sont les principaux débiteurs reconnus par le syndic.

Les fluctuations à la hausse du prix du boeuf connu ces derniers mois, la concurrence d'entreprises multinationales américaines et l'endettement qui allait en s'accentuant pour l'entreprise pour faire face à aux nouvelles réalités du marché du boeuf auront causé la perte de Viandes Laroche. Outre ces considérations financières, une centaine d'emplois sont toujours en péril et leur sauvegarde ne peut vraisemblablement être assurée pour l'instant.

Compte tenu des offres déposées, le syndic pourrait les rejeter totalement et reprendre un processus d'appel d'offres. D'ailleurs, Le Groupe VSC qui regroupe une soixantaine de producteurs de boeufs élevés sans hormones et sans antibiotiques de prévention dont la viande était distribuée par Viandes Laroche, avait fait une proposition d'achat avant même que ne débute la démarche du syndic, une offre rejetée par le propriétaire.

Ce regroupement n'a pas déposé une nouvelle proposition au syndic, ce avec surprise.

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