Grève du front commun: la région tourne au ralenti (photos)

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(SHERBROOKE) Les manifestants se sont multipliés aux quatre coins de l'Estrie, mercredi matin, lors de la première journée de grève du front commun. Un peu partout, les syndiqués ont manifesté, pancartes à la main, encouragés par les klaxons des passants.

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Mathieu Couture

Archives La Tribune

L'Estrie, à l'instar du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de la Mauricie, tourne au ralenti : des milliers de travailleurs du milieu de l'éducation et de la santé exercent une première journée de débrayage.

Un peu partout en matinée à Sherbrooke, les syndiqués étaient visibles, aux abords des écoles, des établissements d'enseignement et de santé. Un groupe de syndiqués s'était installé devant l'entrée de l'école secondaire du Triolet et du centre administratif très tôt, où il a bloqué l'accès à des membres de la direction de la Comission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

« Je suis content de la mobilisation », a fait valoir Mathieu Couture, président par intérim du Syndicat du personnel technique et administratif de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (SPTA-CSQ). À ses yeux, l'état des négociations en est encore au même point.

« On veut qu'il y ait de la pression », a-t-il commenté.

«Historiquement, on a une culture politique de ne pas aller en grève.»


Fait inhabituel, des piquets de grève ont été érigés au Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville. « Historiquement, on a une culture politique de ne pas aller en grève », fait valoir Anabel Pinero, conseillère au Syndicat des professeurs et professeures du CRC de Lennoxville. Après avoir passé nombre d'années sans exercer de débrayage, les enseignants du collège anglophone ont voté pour la grève dans une proportion de près de 87 pour cent. 

Les syndiqués seront visibles une grande partie de la journée mercredi. 

Les grèves tournantes du front commun ont commencé lundi au Québec. Le front commun regroupe environ 400 000 employés de la province, dont les conventions collectives sont échues. Les membres du front commun ne sont pas les seuls à débrayer: la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), un regroupement indépendant de syndicats, tient elle aussi sa deuxième journée de débrayage cette semaine.

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