Un personnage coloré de Lambton est décédé

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Un personnage coloré de la région de Mégantic, Renaud Letarte, est décédé le 7 octobre dernier à l'âge de 84 ans au CISSS site René-Lavoie de Disraeli.

M. Letarte, natif de Windsor, a fait les belles années du nightlife à l'Auberge de la Rivière-Sauvage, aussi appelée l'Auberge du Pont-de-Fer, à Lambton, dans les années 70 et 80. Toute la jeunesse de la région s'y retrouvait régulièrement pour faire la fête.

Personnage controversé, un brin mystérieux, Renaud Letarte était un fin renard, aimé des jeunes.

«J'avais 15 ou 16 ans quand j'y allais, surtout les fins de semaine, car j'étais pensionnaire à Montréal. Je le trouvais gentil quand il nous accueillait à la porte de son bar. Je savais que je n'avais pas l'âge pour y entrer, mais il nous laissait faire. Beaucoup de personnes allaient veiller là. Nos parents ne savaient pas qu'on y allait, ils n'auraient sûrement pas été d'accord», raconte Estelle Compagna, aujourd'hui retraitée.

Renaud Letarte a d'ailleurs connu plusieurs déboires avec les policiers, parce qu'il ne «cartait» pas souvent sa jeune clientèle, quand ce n'était pas pour des questions de fautes plus lourdes. Son édifice a d'ailleurs été la cible de représailles, à l'occasion, comme un incendie d'origine criminelle qui est resté notoire dans la petite histoire de ce coin de pays.

Maurice Arguin l'a bien connu, pas qu'il était un client régulier de son débit de boisson, mais plutôt comme compère dans le monde des affaires.

«J'ai eu des stations d'essence, Renaud en a eu lui aussi. J'aurais beaucoup d'anecdotes de toutes sortes à raconter à son sujet. C'était un bon gars. Je suis désolé pour lui, il n'a pas eu une fin de vie des plus rose. Il était instruit, il connaissait ses droits, il savait se défendre tout seul en cour. Mais c'était très agréable de jaser avec lui. On s'est toujours parlé, parfois durant plusieurs heures. J'avais une compagnie de remorquage, j'ai déjà remorqué son automobile, mais il n'avait pas toujours l'argent pour payer. Il me faisait un peu pitié à une époque moins reluisante de sa vie», raconte M. Arguin.

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