CS des Hauts-Cantons: bilan positif malgré un contexte difficile

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), Yves Gilbert, a trouvé difficile la première année de son mandat à cause des mesures d'austérité que le gouvernement québécois a imposées au monde de l'Éducation, mais il en dresse quand même un bilan positif.

«Il s'est passé beaucoup de choses depuis un an! Premièrement, c'était nouveau, en tant que président, d'être élu par la population au conseil des commissaires. Toute une expérience! Mais dès la troisième semaine du mandat, j'étais convoqué au Ministère, à Québec, pour me faire dire que nous allions disparaître, par le biais d'une fusion des commissions scolaires!» rappelle M. Gilbert. «C'était le début d'une grande période d'incertitude, avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes!»

«Nous avions la volonté de bien remplir notre rôle politique et de bien représenter notre population, en tant que relais avec nos concitoyens. En septembre dernier, nous avons appris avec surprise qu'il n'y aura pas de fusion finalement, car il n'y avait aucun gain à cette mesure drastique. Mais il y aura le changement des commissions scolaires en conseils scolaires, avec des personnes nommées pour en faire partie. Nous ne savons rien d'autre de cette nouvelle structure», déplore le président.

Il croit que se trame un changement de modèle, comme dans le secteur de la santé, une centralisation, et la disparition pure et simple des commissaires scolaires.

«Nous avons gagné la première manche, avec le respect par le Ministère de l'intégrité de notre territoire. Mais la deuxième manche est loin d'être gagnée. Nous ne sommes pas contre la modernisation du système, avec l'implication de plus d'acteurs sociaux, plus de responsabilités aux parents et un partage avec les municipalités. Mais pourquoi faire disparaître la structure des commissions scolaires? Le ministre François Blais aurait intérêt à lire la Loi de l'instruction publique, où il trouverait toutes les réponses à ses questions, sans bouleverser les structures existantes», suggère Yves Gilbert.

Il donne deux exemples de services de proximité mis de l'avant dernièrement, à Compton, où les parents se sont mobilisés pour trouver des solutions au fait que leur école comptait trop d'élèves, et à East Angus, où un changement de culture d'une école de ruralité a fait chuter le taux de décrochage scolaire.

«Le ministre s'appuie sur un seul critère, soit le nombre minime d'électeurs aux élections scolaires. Pour notre part, nous sommes là pour le seul bien des enfants. Plusieurs commissaires sont des parents qui connaissent le vécu de leurs enfants. Nous avons à coeur la réussite des élèves, c'est notre priorité, à tous points de vue. Cela est à l'image de mon implication personnelle comme entraîneur de football à la polyvalente Montignac. Je côtoie des jeunes depuis 40 ans, le vécu du terrain, c'est important. Nous pensons qu'il faut mettre de l'argent pour nos futurs citoyens... Un nouveau projet de loi est prévu vers la mi-novembre. Nous avons encore le goût de nous battre pour gagner aussi cette deuxième manche concernant la gouvernance», conclut-il.

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