Denis Paradis comblé par sa réélection

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Après trois défaites consécutives aux élections dans la circonscription de Brome-Missisquoi, Denis Paradis a finalement été réélu lundi.

La Tribune, Jean-François gagnon

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(Magog) Le député libéral Denis Paradis n'est pas homme à se laisser abattre facilement. Après trois défaites consécutives aux élections dans la circonscription de Brome-Missisquoi, il a finalement été réélu lundi. Il est plus qu'heureux de renouer avec le rôle d'élu fédéral, lui qui a déjà représenté Brome-Missisquoi entre 1995 et 2006.

« En 2006, ce n'est pas moi qui suis parti. On m'a quitté. C'est un peu comme si ta blonde te laisse, quand tu perds une élection », confie cet ancien ministre d'État aux Institutions financières.

Pour Denis Paradis, la politique constitue une passion. « C'est une de mes trois passions professionnelles avec le droit et la viticulture, reconnaît-il. On peut changer des choses en s'impliquant politiquement. C'est pour ça que je voulais redevenir député. »

Lundi, M. Paradis a remporté la victoire avec une majorité plus que confortable. Le résultat sans équivoque du scrutin lui a fait plaisir, mais il laisse entendre que son obligation de livrer la marchandise n'en est que plus grande. « Il faudra que les gens voient les résultats pour que je conserve la confiance des électeurs. »

Durant les neuf dernières années, le député s'est efforcé de faire croître son vignoble, situé à Saint-Armand en Montérégie. Il a également oeuvré à titre d'avocat-conseil et s'est impliqué au sein d'organismes internationaux, dont l'Alliance d'affaires Canada-Algérie. Cette tranche de vie n'a pas paru particulièrement pénible pour lui, mais il a malgré tout choisi de renouer avec la politique.

« Je faisais une belle vie. C'est certain qu'en me dévouant à la politique, je vais devoir laisser des choses, des activités. J'ai douté avant d'officialiser mon retour et des gens autour de moi étaient surpris de voir que je souhaitais être réélu. Mais, en bout de ligne, j'ai décidé de me présenter à nouveau », raconte-t-il.

Denis Paradis l'a répété plusieurs fois en campagne électorale, il désire ardemment protéger l'eau des lacs Memphrémagog et Champlain pendant les prochaines années. Ces deux plans d'eau montrent des signes de vieillissement prématuré.

M. Paradis le concède, ses trois défaites électorales successives « n'ont pas été faciles » à avaler. « Par contre, je n'ai jamais pensé qu'elles signifiaient que les électeurs de Brome-Missisquoi m'en voulaient. On n'a qu'à penser à 2011. Cette année-là, je menais clairement et Jack Layton avait fini par séduire tout le monde. Le contexte a joué contre moi », estime-t-il.

Lors de sa défaite de 2006, l'ombre du scandale des commandites planait sur le Parti libéral du Canada. « Je n'avais rien à voir là-dedans, mais ça avait déteint sur tout le parti. Ça avait eu un impact sur ma candidature à l'époque. »

D'après lui, le scandale des commandites est véritablement de l'histoire ancienne. « Ça date de 15 à 20 ans. Personne ne m'en a parlé durant la campagne électorale. En plus, il y a tout un renouveau au PLC. Ça ne sert à rien d'élaborer sur ce passé. »

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