France Bonsant veut poursuivre son engagement

France Bonsant... (Archives La Tribune, René Marquis)

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France Bonsant

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(SHERBROOKE) Parole de France Bonsant, elle continuera de s'impliquer pour faire du Québec un pays, malgré une deuxième défaite consécutive dans Compton-Stanstead. La candidate bloquiste, qui avait représenté la circonscription de 2004 à 2011 avant d'essuyer des revers lors des deux dernières élections fédérales aux mains du NPD, puis du Parti libéral, n'écarte aucune possibilité quant à son avenir politique, mais une chose est sûre, son engouement pour la cause souverainiste demeure intact.

« Je vais prendre deux semaines pour décompresser, annonce-t-elle d'emblée. Je n'ai pas l'intention d'arrêter de me battre pour défendre les citoyens. Je continue parce que ça nous prend un pays. »

Un saut en politique provinciale n'est pas complètement balayé, mais Mme Bonsant reconnaît que le mouvement doit miser sur davantage de jeunesse.

« Ça serait surprenant que je me présente, je pense qu'il faut aussi laisser la place à la relève et je suis prête à travailler avec eux », indique-t-elle.

Un retour au Bloc québécois demeure aussi une possibilité puisque Mme Bonsant persiste et signe, le Bloc est nécessaire et bien en vie. « Tant et aussi longtemps que je vais envoyer de l'argent à Ottawa, je veux que le Bloc québécois soit présent. »

Le Bloc québécois n'a pas atteint l'objectif de 12 députés qui lui aurait donné le statut de parti reconnu à la Chambre des communes et la candidate défaite blâme le traitement journalistique des grands médias provinciaux pour expliquer, en partie, les résultats de sa formation.

« Les journalistes n'ont pas fait une couverture très juste du Bloc québécois. On n'a parlé que des trois autres partis et quand on mentionnait le Bloc, c'était pour dire des choses négatives, pour dire que ça n'allait pas bien, même si nous grimpions dans les sondages. Il y a eu un manque de publicité positive », déplore-t-elle.

Reste que la raison principale demeure le ras-le-bol national pour Stephen Harper qui s'est traduit par un vote massif stratégique libéral, selon elle.

« Les gens ont avant tout voté contre M. Harper. Quand le NPD a commencé à chuter dans les intentions de vote, les électeurs se sont tournés vers le vote libéral. »

« Je suis fière de la campagne de mon chef, de notre campagne dans Compton-Stanstead, parce que nous avons dit la vérité, poursuit-elle. Parfois, je me demande si les électeurs veulent l'entendre. Une promesse c'est une chose, la tenir, c'en est une autre. »

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