Asbestos se mobilise à nouveau

Pendant que les pourparlers se poursuivent autour d'un... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Pendant que les pourparlers se poursuivent autour d'un éventuel rachat de Viandes Laroche, les citoyens d'Asbestos se mobilisent à nouveau afin d'empêcher la fermeture définitive de l'entreprise et ainsi sauver la centaine d'emplois qui s'y rattachent.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Pendant que les pourparlers se poursuivent autour d'un éventuel rachat de Viandes Laroche, les citoyens d'Asbestos se mobilisent à nouveau afin d'empêcher la fermeture définitive de l'entreprise et ainsi sauver la centaine d'emplois qui s'y rattachent.

Une deuxième manifestation en autant de semaines est en effet prévue dimanche après-midi, 13 h, devant les installations de la compagnie, tandis qu'une pétition a été lancée mercredi à la Coop Métro Plus d'Asbestos, réclamant la survie de l'entreprise.

« Nous demandons à la population de la MRC des Sources de venir signer en grand nombre la pétition pour la survie de Viandes Laroche, indique l'instigateur Jean René Boisvert. Notre objectif est d'obtenir au-delà de 3000 signataires », pour cette pétition qui sera remise aux différents paliers gouvernementaux.

En annonçant jeudi dernier la cessation de ses activités, Viandes Laroche a jeté la consternation, non seulement parmi les quelque 6900 citoyens d'Asbestos, déjà touchés par la mort de l'industrie de l'amiante, mais aussi parmi ses clients à l'échelle du Québec.

L'un de ses plus importants clients, Patrick Pinard, copropriétaire de la Boucherie Clément Jacques des Terrasses 777 et des Boucheries du Jardin, a d'ailleurs lancé un cri du coeur en faveur de Viandes Laroche.

Selon lui, Viandes Laroche ne peut tout simplement pas faire le poids face à des normes de salubrité de plus en plus contraignantes et des géants multinationaux de la taille des XL Foods, JBS et Swift, lesquels contrôlent à la fois les normes et les prix du marché.

« Je ne suis pas contre les normes, au contraire, mais il faut comprendre qu'un joueur comme Viandes Laroche se bat contre des géants qui n'ont pas à suivre les mêmes règles, rappelle M. Pinard. Pendant que les petits abattoirs meurent, les gros grossissent de plus en plus », dit-il en soulignant le fait qu'un géant comme XL Foods peut transformer à lui seul 600 carcasses de boeuf en une heure, ce que Viandes Laroche réussit à faire... en une semaine!

« Mais le problème est beaucoup plus large que ça, ajoute M. Pinard. Si Viandes Laroche meurt, c'est aussi toute une communauté comme celle d'Asbestos qui risque de mourir. C'est un signal grave qui devrait nous faire réagir collectivement », prévient-il.

Un exode?

Les impacts d'une fermeture de Viandes Laroche seraient considérables. Certains ont même commencé à émettre des craintes quant à un éventuel exode de la main-d'oeuvre, avant même que les pourparlers ne se terminent.

Interrogée face à cette perspective, la députée de Richmond Karine Vallières indique que la mobilisation du milieu est déjà amorcée afin de contrer un tel effet.

« Est-ce que je crains un exode? Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a déjà plusieurs entreprises de la MRC qui ont signifié leurs besoins en main-d'oeuvre et que des démarches sont en cours pour combler leurs besoins, tempère-t-elle. Mais ma plus grande inquiétude, c'est de voir un exode de ressources spécialisées, comme les bouchers, et ce, avant que les pourparlers sur la relance soient terminés. Mais de façon générale, je dirais que les gens sont bien ancrés dans leur milieu et ils savent que des mesures sont mises en place pour les aider dans des moments difficiles comme ceux qu'ils vivent présentement. »

À cet effet, tous les employés de Viandes Laroche ont été convoqués à une rencontre, lundi après-midi, avec des représentants d'Emploi-Québec et de Services Canada afin de bénéficier des services-conseils et de reclassement offerts en pareille situation. La rencontre doit avoir lieu à compter de 13 h 30, à la salle Notre-Dame de Toutes Joies, du boulevard Olivier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer