Une sculpture dénonce l'intimidation à Magog

OEuvre du sculpteur Roger Langevin, la sculpture intitulée... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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OEuvre du sculpteur Roger Langevin, la sculpture intitulée L'esseulée a été installée dans le parc de la Baie-de-Magog. En compagnie de M. Langevin, on aperçoit un représentant de l'école de la Ruche, Georges Bitar, ainsi que la conseillère municipale Nathalie Pelletier.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Une imposante sculpture dénonçant le phénomène de l'intimidation a fait son apparition dans le parc de la Baie-de-Magog, à proximité du lac Memphrémagog. Avec cette oeuvre, la Ville de Magog espère «envoyer un message clair» à la population concernant ce phénomène décrié de toutes parts.

Intitulée L'esseulée, la sculpture est une oeuvre de l'artiste Roger Langevin. D'autres municipalités québécoises, dont Mont-Joli, Mont-Laurier et Saint-Lambert, ont déjà accueilli des reproductions de cette oeuvre, illustrant le phénomène de l'intimidation.

Le sculpteur a intégré trois personnages à sa sculpture. Les trois adolescents sont assis sur un banc. L'intimidée et l'intimidateur ont été placés aux deux extrémités de l'oeuvre.

Roger Langevin a été confronté au phénomène de l'intimidation à une autre époque. «Ma fille Marie-Hélène a été intimidée durant toutes ses années au secondaire, raconte le réputé sculpteur. Sans notre amour à moi et ma conjointe, elle se serait peut-être enlevé la vie.»

L'artiste a longtemps ignoré que sa fille avait subi de l'intimidation. Cette dernière ne se serait confiée à son père qu'après avoir quitté l'école secondaire.

«Ma fille pleurait le soir dans sa chambre et avait des idées noires. J'aurais dû voir la peine de ma fille, soutient le sculpteur. Mais les personnes intimidées cachent habituellement leur peine.»

Conseillère municipale à Magog, Nathalie Pelletier croit que la Ville de Magog prend clairement position contre l'intimidation avec l'installation de cette sculpture dans un des parcs les plus fréquentés de son territoire. «On lance le message que c'est inacceptable, peu importe les circonstances», estime-t-elle.

Notons que la Ville a également adopté une «politique de tolérance zéro» à l'égard des intimidateurs. Cette politique «vise à offrir à son personnel un milieu de travail sain et sécuritaire et à assurer aux citoyens un service courtois en tout temps.»

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