Après le Kilimandjaro, l'Everest

La Thetfordoise Audrey Lessard a pris la route de Katmandou... (Photo fournie)

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La Thetfordoise Audrey Lessard a pris la route de Katmandou en fin de semaine pour ensuite accéder au camp de base de l'Everest qu'elle atteindra au 13e jour de l'expédition qui la mènera à 5364 mètres d'altitude.

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Nelson Fecteau
La Tribune

(THETFORD MINES) Reconnue comme une jeune femme de défi, la Thetfordoise Audrey Lessard a pris la route de Katmandou en fin de semaine pour ensuite accéder au camp de base de l'Everest qu'elle atteindra au 13e jour de l'expédition qui la mènera à 5364 mètres d'altitude.

Sourde de naissance et podiatre de profession, Audrey Lessard a déjà réussi l'exploit de compléter ses études en médecine podiatrique et compte à son palmarès l'ascension du mont Kilimanjaro pour la cause de la Fondation MIRA. L'expérience qu'elle s'apprête à vivre au cours des deux prochaines semaines lui permettra de relever un défi personnel sans cause particulière.

Ce qui ne l'empêchera pas de donner un volet humanitaire à son aventure. «J'apporterai avec moi du matériel susceptible de venir en aide tout au long de mon chemin à ces gens qui ont récemment été victimes d'un important tremblement de terre. J'aurai des médicaments, des bandages, des bas, des orthèses et du matériel pour donner des infiltrations de cortisone», précise docteure Audrey qui adore la nature et particulièrement la montagne.

Six à huit heures de marche en haute altitude quotidiennement lui permettront de franchir de 12 à 18 kilomètres. «Ce n'est pas la vitesse qui compte, c'est l'endurance et un bon cardio. En plus d'une bonne préparation physique, beaucoup de bons vêtements en laine de mérinos, de bonnes chaussures de randonnée, des bâtons de marche pour l'équilibre et des diurétiques pour éviter le mal aigu des montagnes sont nécessaires pour y arriver.»

Audrey Lessard se veut réaliste. «Il faut bien se préparer à réussir ou à échouer. Je suis prête. J'ai hâte. Je suis fébrile, mais non anxieuse. Je ressens un petit pincement quand je pense au départ, mais c'est un bon stress. D'autant plus que je dois rassurer mes proches alors...»

Les risques d'avalanche sont présents, ce qui n'était évidemment pas le cas au Kilimandjaro. Mais Audrey Lessard sait qu'elle pourra contempler des paysages imprenables et admirer le toit du monde.

C'est la raison pour laquelle elle s'est préparée sérieusement à cette expérience qui l'amènera au terminus du trekking et lui permettra de s'approcher le plus près de l'Everest sur le versant sud près du glacier Khumbu au Népal.

De nombreuses randonnées en montagne et l'ascension du mont Washington lui ont notamment servi de préparation.

La présence au camp de base sera de courte durée et l'aller-retour entre Gorakshep et le camp de base prendra 5 heures. Des moments intenses qu'il faudra savourer pleinement.

Le docteure Lessard sera de retour au Québec le 5 novembre. Le 24 décembre, veille de Noël, elle reprendra son bâton de pèlerin pour une mission humanitaire au Vietnam, sa seconde expérience dans cette partie du monde.

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