Viandes Laroche:  des centaines personnes forment une chaîne humaine

Quelques centaines de personnes ont témoigné leur solidarité... (Photo La Tribune, Yvan Provencher)

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Quelques centaines de personnes ont témoigné leur solidarité et leur soutien en participant à une chaîne humaine samedi à Asbestos.

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Yvan Provencher
La Tribune

(ASBESTOS) Un mouvement de solidarité s'est animé samedi devant les locaux de l'entreprise Les Viandes Laroche. Quelques centaines de personnes ont témoigné, en formant une chaîne humaine, leur solidarité et leur soutien à la direction de Viandes Laroche et à ses employés. Ils ont aussi affirmé leur volonté qu'une solution soit trouvée pour aider la reprise des activités à l'abattoir. La population d'Asbestos a lancé à la fois un message d'espoir et d'inquiétude.

«Le président de cette entreprise, Claude Laroche, est un bon employeur, nous lui devons bien cet appui. Cette fermeture nous touche directement à titre d'employés, mais c'est tout le milieu d'Asbestos qui est touché, nos familles, nos commerces et les clients de Viandes Laroche qui pouvaient compter sur des produits de qualité. On ne peut laisser cet abattoir disparaître. C'est une usine moderne, le seul gros abattoir restant au Québec pour les bovins. Nous gardons l'espoir d'un revirement de situation», a affirmé Dominic Maheu, l'instigateur de cette initiative citoyenne, un résidant d'Asbestos et employé de Viandes Laroche.

La députée de Richmond, Karine Vallières, présente à cette manifestation abondait dans le même sens. «L'entreprise Les Viandes Laroche est un citoyen corporatif exemplaire. Monsieur Claude Laroche est un grand homme qui a toujours su rebondir et qui a voué un respect sans borne à ses employés et à son milieu. C'est un drame humain qui se vit dans notre milieu. Par cette vague de solidarité, ce cri du coeur, nous disons merci aux dirigeants et aux employés et envoyons un message fort pour tous les autres partenaires impliqués dans la recherche de solutions», a commenté la députée du comté.

Mme Vallières désire dans les plus brefs délais mettre en contact à la fois la direction de l'entreprise, d'éventuels acquéreurs et les personnes susceptibles d'apporter des solutions en vue de la relance de cet abattoir, ce avec les bonnes personnes dans divers paliers d'intervention gouvernementale. «Le milieu peut compter sur un appui inconditionnel de ma part dans ce dossier. Nous avons chez nous la capacité et le savoir pour la relance de cet abattoir et la poursuite des activités de cette industrie alimentaire.»

Également présent lors de cette mobilisation citoyenne, le président du Fonds de diversification économique de la région d'Asbestos, François Gouin, a confirmé qu'à moins d'une modification du décret du gouvernement du Québec, cette enveloppe de 50 M $ ne pouvait être utilisée pour le sauvetage d'une entreprise existante. Ce Fonds, rappelons-le, a été consenti pour la relance et la diversification économique du milieu à la suite de la disparition de l'industrie de l'amiante. «Nous pouvons aider le démarrage d'entreprises, le développement d'entreprises en place», précise le président. 

Commentant par la suite la manifestation, M. Gouin s'est dit heureux de cette mobilisation du milieu. «À la base, il faut reconnaître que le prix de la viande de boeuf est trop haut. Une menace américaine plane dans ce marché. La productivité de Viandes Laroche n'est nullement en cause. Il faut poursuivre le développement de la marque VSC (Viandes sélectionnées des Cantons), un créneau unique au Canada. C'est là dessus qu'il nous faut travailler», conclut-il.

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