«La gestion de l'offre va continuer de fonctionner», dit l'UPA

Marcel Groleau, président général de l'Union des producteurs... (Imacom, René Marquis)

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Marcel Groleau, président général de l'Union des producteurs agricoles.

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(SHERBROOKE) Malgré les inquiétudes de plusieurs de ses membres estriens, l'Union des producteurs agricoles (UPA) a refusé de dépecer le Partenariat transpacifique en congrès général annuel de sa division régionale vendredi.

Devant les délégués de la Fédération de l'UPA-Estrie, le président général de l'UPA, Marcel Groleau, a tenu à rassurer les producteurs agricoles inquiets de l'avenir du système de la gestion de l'offre, écorché par le Partenariat transpacifique.

«Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais la gestion de l'offre va être fonctionnelle, a-t-il insisté. Il faut être réalistes, un pays exportateur comme le Canada ne peut pas se soustraire à ce type d'entente.»

La gestion de l'offre, qui s'est imposée comme un enjeu électoral majeur - particulièrement en régions -, a été interprétée de différentes façons par tous les partis politiques, mais au final, M. Groleau explique que l'argument conservateur voulant que la gestion de l'offre ait été maintenue est véridique.

«La clé de la gestion de l'offre, c'est le contrôle des importations. Dans cette entente, on maintient les tarifs qui permettent ce contrôle. Ce qu'il faut faire, ce qui n'a pas été fait et que les producteurs continuent de réclamer, c'est une meilleure application des règles d'importation qui ont été négociées. Actuellement, il y a des produits qui entrent au Canada et qui ne devraient pas», indique-t-il.

M. Groleau parle ici surtout du lait diafiltré, prisé par les producteurs canadiens de fromages et de yogourts, qui est infiltré illégalement au pays et mine les fondements de la gestion de l'offre, explique-t-il.

«Ça prend une volonté politique, le Canada a toujours été laxiste dans l'application du contrôle des frontières.»

L'UPA demande aussi au prochain gouvernement canadien de demeurer ouvert à renégocier les ententes compensatoires pour les producteurs agricoles puisqu'il est toujours impossible d'évaluer la justesse de leur évaluation, plaide-t-elle.

Il a aussi été question lors du congrès de la sécurité de revenus des producteurs. L'un des enjeux majeurs de l'UPA au cours de prochain mois sera de s'assurer de maintenir les budgets alloués à la Financière agricole afin de permettre aux producteurs de réinvestir dans leurs fermes dans une perspective de stabilité des revenus.

«C'est la clé du développement de l'agriculture. On prend beaucoup de risques, on ne peut pas planifier la valeur de nos produits parce qu'on prend les prix que le marché offre contrairement à d'autres secteurs, explique M. Groleau. Les régimes d'assurance collective ont besoin d'être ajustés pour répondre toujours mieux aux risques que prennent les producteurs.»

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