La technique de l'enrochement des berges est encore utilisée

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L'enrochement demeure une pratique utilisée sur les rives des lacs et des rivières, au Québec.

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(MAGOG) La révocation par la municipalité de Hatley du permis accordé à un citoyen ayant aménagé un mur de pierres dans la bande riveraine a fait grand bruit ces derniers jours. Certains estiment que ce type d'aménagement n'a plus sa place près de l'eau, mais il importe de savoir que le recours à l'enrochement demeure une pratique utilisée sur les rives des lacs et des rivières, au Québec.

À l'emploi de l'organisme RAPPEL, le biologiste Bernard Mercier confirme que l'enrochement est une solution que des riverains emploient à l'occasion pour stabiliser une rive.

Véritable référence en matière de travaux en bordure de l'eau, RAPPEL participe d'ailleurs tous les ans à des projets dans le cadre desquels on a recours à l'enrochement. Les pierres les plus basses - la clé d'enrochement - sont parfois posées dans le lit du lac, au besoin.

Bernard Mercier explique que, habituellement, on s'assurera de réduire la pente avant de placer des pierres sur la partie la plus fragile de la berge. « Souvent, on plante de la vigne vierge pour qu'elle recouvre les roches, ce qui évite que trop de chaleur soit accumulée par celles-ci durant l'été », note le biologiste.

Président de RAPPEL, Denis Bachand souligne cependant que l'enrochement est loin d'être la norme. Ce serait en fait le dernier recours pour stabiliser une rive touchée par l'érosion.

« Il existe un guide de bonnes pratiques de 200 pages pour la protection des rives, du littoral et des plaines inondables, mentionne M. Bachand. Il y a tellement de situations particulières et de variables à considérer. D'un lac à l'autre, on change complètement de contexte des fois. »

Aux yeux du président de RAPPEL, il serait pertinent que des organisations spécialisées puissent garantir leur travail en lien avec l'aménagement d'une portion de berge. « Pour la maison, on a besoin d'un plan signé par un architecte. Ça devrait aussi prendre un professionnel responsable pour des travaux au bord de l'eau », juge-t-il.

UNE NOUVELLE PLAINTE

Par ailleurs, La Tribune a appris qu'une nouvelle plainte a été acheminée au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec concernant des travaux effectués au lac Massawippi ces dernières semaines.

La personne qui aurait déposé cette plainte craindrait une contamination de l'eau du lac Massawippi en raison des travaux réalisés sur le terrain appartenant au fondateur du groupe Cabico, Marc Roy. Le Ministère analyse présentement la situation.

M. Roy et la municipalité de Hatley demeurent tous les deux sur leur position à l'heure actuelle. La possibilité qu'une poursuite soit intentée par le citoyen existe donc toujours. « Je me donne une semaine de réflexion avant d'aller plus loin », déclare ce dernier.

Rappelons que Hatley reproche au citoyen impliqué d'avoir entrepris des travaux qui n'avaient pas été autorisés dans la bande riveraine. Des documents obtenus par La Tribune tendent toutefois à démontrer que la municipalité savait pertinemment quels travaux seraient exécutés.

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