Bellefleur et Vandersleyen sous enquête par l'Ordre des ingénieurs

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Le porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, Robert Bellefleur.

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Ronald Martel
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(Lac-Mégantic) Le porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, Robert Bellefleur, et la personne-ressource Jacques Vandersleyen ont été mis sous enquête par l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Ils ont été interrogés par un enquêteur du contentieux de l'Ordre.

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Jacques Vandersleyen

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«Il m'a demandé quelle a été l'implication de Jacques Vandersleyen dans le dossier de la voie ferrée. Ce dernier n'a jamais prétendu qu'il agissait comme ingénieur, c'était seulement à titre de personne-ressource très expérimentée. Il a fait de la gestion de projets dans le domaine ferroviaire, en Tanzanie, entre autres, et dans son pays d'origine, la Belgique», a raconté Robert Bellefleur.

«L'implication de M. Vandersleyen provient seulement du fait qu'une grand-mère de Lac-Mégantic l'a supplié de venir sauver ses petits-enfants d'un autre déraillement de train toujours possible ici. Cette grand-mère est angoissée, car sa fille demeure sur la rue Baie-des-Sables, près de la voie ferrée. Après avoir vu Jacques Vandersleyen intervenir au réseau RDI, l'été dernier, et ayant appris qu'il résidait à Lévis, près de chez elle, elle est allée le rencontrer et l'a supplié de venir sauver sa famille. M. Vandersleyen a perçu le cri du coeur et est venu à Lac-Mégantic bénévolement. Il n'est pas ingénieur, mais plutôt professeur à Rimouski. Il n'a agi qu'avec de bonnes intentions et sa très grande expérience ferroviaire, c'est tout.»

M. Bellefleur a été averti de faire attention quand il se prononce sur l'état de la voie ferrée. «On a le droit d'avoir peur, mais il ne faut pas le dire, car il semble qu'il faut être ingénieur pour juger la voie ferrée. C'est un peu le monde à l'envers: l'Ordre des ingénieurs est là pour protéger la population!», s'insurge le porte-parole de la Coalition.

«L'enquêteur rencontré nous a conseillé d'avoir recours à un ingénieur pour en juger, dans le futur. Je lui ai demandé: «Avez-vous des noms d'ingénieurs qualifiés dans le domaine ferroviaire à nous référer, qui auraient le courage de confronter Transports Canada et la compagnie ferroviaire CMQR?» Il m'a répondu qu'il va nous revenir à ce sujet. La Coalition attend toujours l'appel de l'OIQ pour aller de l'avant! On a découvert un danger public, mais on n'a pas le droit de le dire. Il nous faut un ingénieur pour le dire à notre place. C'est spécial! C'est un appel à tous pour trouver un ingénieur», a ironisé M. Bellefleur.

Il croit qu'un ingénieur de la région de Lac-Mégantic aurait porté plainte à l'égard de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire. «Il n'y a pas tant d'ingénieurs à Lac-Mégantic, mais celui qui a fait ça travaille peut-être pour Aecom ou TGC inc., ou encore pour la Ville de Lac-Mégantic», a-t-il conclu.

Incidemment, la Coalition a reçu une invitation du président de la Central Maine and Quebec Railway (CMQR), John Giles, qui désire rencontrer ses représentants, jeudi prochain, dès 9h le matin.

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