Perte du Taxibus: «Dur coup» au comité citoyen

Vicki May Hamm... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Vicki May Hamm

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(MAGOG) Le Comité citoyen de Memphrémagog pour le transport collectif digère mal la décision de la Ville de Magog d'abandonner le projet d'implantation d'un service de taxibus dans le secteur magogois.

« On ressent beaucoup de déception, admet d'entrée de jeu Martin Riou, porte-parole du Comité pour le transport collectif. C'est un dur coup. On n'en revient pas! On trouve qu'il y a eu un manque de rigueur de la part de la Ville de Magog dans ce dossier. »

Un comité de travail impliquant des organisations du milieu avait été mis sur pied pour analyser la possibilité de créer, en collaboration avec des chauffeurs de taxis locaux, un service de taxibus qui aurait desservi les municipalités de Magog, Orford et Eastman. Ce comité est à l'origine de la proposition sur laquelle la Ville de Magog s'est penchée ces dernières semaines.

Dans la résolution adoptée pour signifier le refus des élus magogois, on laisse entendre qu'il est exagéré de prétendre que 30 000 personnes pourraient utiliser le nouveau service dès la première année après sa création. Mais Martin Riou réfute cette allégation.

« Trois villes comparables, Victoriaville, Saint-Georges et Thetford Mines, ont toutes dépassé le chiffre des 30 000 transports dès la première année. En plus, un consultant a déjà estimé que Magog avait le potentiel pour atteindre les 40 000 déplacements par année », explique M. Riou.

Le porte-parole du Comité pour le transport collectif ajoute que le conseil municipal se trompe en avançant que le programme provincial finançant les projets de taxibus pourrait disparaître. Il souligne que le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, a lui-même indiqué que les programmes pour le transport collectif ne risquaient pas d'être touchés par les compressions.

Martin Riou soutient par ailleurs que le service de navette créé par la Ville de Magog est à la fois « coûteux et inefficace ». Il est convaincu que la formule du taxibus serait nettement plus avantageuse au plan financier.

« Une Cadillac »

La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, affirme que la proposition étudiée aurait permis à sa municipalité de « se payer une Cadillac ». Elle considère cependant que le coût du projet était clairement trop élevé.

« On nous parle d'investir un pour cent du budget dans le transport en commun, remarque Mme Hamm. Ça semble peu, mais imaginez si on donnait ça à tout le monde. Ça ne fonctionnerait pas. On tient au transport collectif. Cela dit, nous préférons investir en fonction du contexte actuel et de nos ressources. »

Elle indique que sa municipalité a l'intention de « consolider les services existants » et, éventuellement, d'effectuer des investissements pour les bonifier. « Par exemple, on travaille sur un projet de stationnement incitatif pour favoriser l'utilisation de l'autobus et le covoiturage », dit-elle.

En ce qui concerne le service de navette, Vicki May Hamm déclare qu'il « répond vraiment aux besoins des jeunes Magogois qui étudient à l'université et au cégep à Sherbrooke ».

jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca

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