Circonscription de Richmond-Arthabaska : le poids de la gestion de l'offre

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Regroupant trois municipalités régionales de comté (MRC), soit celles du Val-Saint-François, des Sources et d'Arthabaska, la circonscription de Richmond-Arthabaska se caractérise par une industrie agricole bien présente sur le territoire. Et devant l'accord de libre-échange transpacifique, les producteurs sont nombreux à exprimer leur mécontentement.

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Alexandre Faille

(Victoriaville) Entre la décision du maire de Victoriaville Alain Rayes d'endosser les couleurs conservatrices et l'inquiétude croissante découlant du Partenariat transpacifique, la circonscription de Richmond-Arthabaska sera l'une des plus intéressantes à surveiller au Québec le soir du 19 octobre.

Regroupant trois municipalités régionales de comté (MRC), soit celles du Val-Saint-François, des Sources et d'Arthabaska, cette circonscription se caractérise par une industrie agricole bien présente sur le territoire. Et devant l'accord de libre-échange transpacifique, les producteurs sont nombreux à exprimer leur mécontentement.

« Il y a une grogne comme j'en ai rarement vu, souligne à ce sujet le maire de Warwick, Diego Scalzo. Un producteur a lancé un appel à tous de dernière minute pour aller manifester devant Lactancia et une centaine de personnes se sont spontanément présentées. Je n'avais jamais vu ça! »

Ces inquiétudes, les candidats les ont entendues dans leur tournée électorale et certains, comme la candidate néo-démocrate Myriam Beaulieu, les partagent.

« On me parle beaucoup des inquiétudes entourant le Partenariat transpacifique. Dans la circonscription, on a beaucoup de producteurs laitiers et ils ont déjà été énormément touchés cet été avant même l'entente, souligne-t-elle. On ne voit pas d'avantage majeur dans ce partenariat, certainement pas pour le Québec. »

« L'agriculture, c'est l'enjeu numéro un. Les gens rencontrés étaient un petit peu inquiets parce qu'ils ne savent pas ce qui se passe et pourtant, ce sont les principaux concernés. L'approche de Justin Trudeau est différente, il veut impliquer les gens », ajoute le candidat libéral Marc Desmarais.

« Ce qui est négatif, c'est que les pertes sont majoritairement au Québec, déplore pour sa part Olivier Nolin du Bloc québécois. Les fabricants de pièces de voitures et les producteurs de lait, ce n'est pas positif pour eux, même si c'est moins mauvais que ce à quoi on s'attendait. »

Devant l'entente conclue par son gouvernement, Alain Rayes, lui, répète que la gestion de l'offre a été protégée et que les gains pour les industries manufacturières, des canneberges et de l'érable entre autres, sont non négligeables.

« L'enjeu, c'est de travailler à protéger les douanes et de bien encadrer les protéines laitières. Je m'engage à travailler en ce sens », a-t-il assuré.

Un plaidoyer qui ne rassure guère le milieu agricole, selon M. Sclazo.

« Je n'ai pas senti une once de considération pour les producteurs laitiers et agricoles, note-t-il. L'enjeu, c'est aussi la relève. Comment attirer une nouvelle génération quand l'industrie agricole se fait attaquer de tous bords tous côtés? »

Une économie de PME

Là où Alain Rayes cherche à se positionner, c'est en gardien de l'économie, une économie qu'il connaît bien pour y avoir contribué longtemps en tant que maire de Victoriaville. « J'ai vu comment le gouvernement fédéral a été une bougie d'allumage pour la création du Carré 150, je connais les enjeux du municipal », indique-t-il.

« Le Centre-du-Québec a voté massivement pour la CAQ aux dernières élections provinciales, c'est une région qui a un fond de centre droit en raison de son milieu entrepreneurial et du nombre élevé de PME. C'est une région proéconomie et elle se reconnait dans nos positions », ajoute-t-il.

« On a beaucoup de belles PME, mais mon plus grand rêve ce serait d'amener une grande industrie dans Richmond-Arthabaska. Je donne l'exemple de la H.H. Brown Shoe dans le temps à Richmond, j'aimerais qu'on ait une industrie qui se démarque de la sorte », souligne Marc Desmarais.

Sur le plan économique, c'est la précarité financière des aînés qui inquiète le plus Myriam Beaulieu.

« Les industries du textile et du meuble n'existent pratiquement plus, beaucoup de ces travailleurs sont partis à la retraite alors qu'ils n'avaient presque pas de fonds de prévus, ou pas du tout », note-t-elle. Une situation aussi notée par Marc Desmarais qui indique que son parti répond à plusieurs préoccupations des aînés.

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