Hatley: des travaux «justifiés et légaux» en bordure du Massawippi?

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Marc Roy a constaté avec déception que les travaux entrepris sur son terrain au lac Massawippi avaient créé beaucoup d'émoi. Il estime que ses travaux correspondaient aux conditions fixées par la municipalité de Hatley.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Hatley) Même s'il a déjà dirigé des centaines d'employés et brassé de « grosses affaires », Marc Roy s'est rarement retrouvé au centre d'un tourbillon comme celui qu'il a traversé, ces dernières semaines, après avoir entrepris des travaux sur un terrain qu'il possède à Hatley, en bordure du lac Massawippi. Il espère maintenant retomber sur ses pieds.

« Des gens ont véhiculé des faussetés au sujet de mon projet, affirme M. Roy. Je suis désolé que certains aient mal interprété ou compris ce que je faisais. Mais je suis déterminé à tout faire pour rétablir ma crédibilité. »

Le fondateur du groupe Cabico a envoyé une série de mises en demeure au cours des derniers jours. La municipalité de Hatley ainsi que les citoyens Jacques Foisy et Pierre Morency en ont tous reçu une.

Marc Roy est convaincu que les travaux effectués en bande riveraine sur son terrain étaient « justifiés et légaux ». Il nie catégoriquement ne pas avoir respecté les permis que lui avait accordés la municipalité.

À ce sujet, il révèle que Hatley a émis plus d'une version du permis qui lui permettait de réaliser des travaux dans la bande riveraine. Le premier est signé par Luc Deslongchamps, un ancien inspecteur municipal, et prévoit clairement l'érection d'un mur de pierres d'une hauteur d'environ un mètre près de l'eau.

Dans une version subséquente du même permis, la municipalité interdit précisément la construction d'un « mur droit ». Le mot « droit » est écrit à la main et deux sources confirment qu'il a été ajouté devant un représentant municipal.

Si cette version précise qu'un « mur droit » ne pourra être installé, elle autorise néanmoins des travaux de stabilisation de la rive et des travaux d'empierrement. Il est même précisé que les pierres devront être « disposées en escalier », une condition à laquelle M. Roy est persuadé de s'être conformé.

Cette version subséquente du permis est signée par Justin Doyle. Il a commencé à travailler à titre d'inspecteur pour Hatley en avril dernier. Il a succédé à Luc Deslongchamps.

Aux yeux de Marc Roy, les travaux en bande riveraine étaient essentiels puisqu'un amas de sable menaçait de glisser dans le lac. « Un chemin de fer traversait mon terrain à une autre époque et, sous les rails, il y avait du sable. Ça a créé une situation très propice à l'érosion. Trois portions de la rive avaient même disparu. Ce n'est pas l'idéal au plan écologique », explique-t-il.

M. Roy ajoute que l'amas de sable en question rendait difficile la restauration de la bande riveraine. « La pente était trop forte et, en plus, rien ne pousse dans ce genre de sol. »

Une négociation

En dépit des modifications apportées en cours de route au fameux permis, le directeur général de Hatley, André Martel, assure que sa municipalité n'a pas soudainement revu sa position lorsqu'elle a émis le nouveau document d'approbation.

« Deux inspecteurs municipaux ont touché au dossier, c'est vrai, admet sans difficulté M. Martel. Mais ils ont tous les deux travaillé à partir de la même réglementation. »

Le directeur général affirme d'autre part que la municipalité ne reconnaît pas le problème d'érosion dont fait état le propriétaire du terrain. Difficile alors de comprendre pour quelles raisons Hatley a autorisé un empierrement de la berge.

En ce qui concerne la végétation, André Martel mentionne que le citoyen concerné avait obtenu la permission de faire disparaître plusieurs arbustes et plantes dans la bande riveraine dans le cadre des travaux. La municipalité exigeait par contre que de nouveaux végétaux soient plantés par la suite sur les cinq premiers mètres de berge.

« Ce serait facile de trouver une solution à ce problème, si on s'assoyait tous autour d'une même table et qu'on discutait. Mais, en ce moment, ce sont seulement les avocats qui se parlent. On n'a pas senti de mouvement positif encore. »

Hier après-midi, Marc Roy a également confié à La Tribune qu'il serait prêt à négocier avec la municipalité. Il n'avait cependant pas l'intention de défaire entièrement son mur de pierres, ce à quoi Hatley semblait tenir.

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