Duceppe: «Ces DOT-111 sont des bombes sur rail»

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Avec sa candidate dans Drummond, Diane Bourgeois, Gilles Duceppe a réitéré les engagements de son parti en matière de sécurité ferroviaire.

La Tribune, Alexandre Faille

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(DRUMMONDVILLE) Lors d'un point de presse en bordure d'une voie ferrée en plein milieu résidentiel à Drummondville, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe s'est positionné en chien de garde de la sécurité ferroviaire.

Entouré de sa candidate dans Drummond, Diane Bourgeois, et de dizaines de militants, le chef bloquiste a réitéré les engagements de son parti en la matière, en plus de rappeler sa position pour une voie de contournement à Lac-Mégantic.

« Ces wagons DOT-111 sont des bombes sur rail. On n'est à l'abri de rien! » a insisté M. Duceppe, martelant que le gouvernement fédéral s'est montré laxiste en oubliant de se préoccuper de la sécurité ferroviaire.

« Le gouvernement est loin de faire son travail. Il laisse les compagnies s'auto-inspecter, ce qui les place en conflit d'intérêts. Certains wagons sont même laissés sans surveillance », a-t-il déploré.

La création d'un port d'exportations pétrolières à Belledune au Nouveau-Brunswick engendrerait un transport de pétrole par trains sur le territoire québécois, entre autres à Drummondville. Chaque jour, des convois de 220 wagons-citernes sillonneraient le pays et avec les mesures d'inspections actuellement en place, M. Duceppe craint qu'une nouvelle tragédie ne se produise,

« Nous sommes le seul parti à en faire un enjeu majeur, les autres sont pour le projet de Belledune », a déploré le chef avant de rappeler l'importance pour le Québec de se doter de la balance du pouvoir à Ottawa. « Le Québec devrait au moins avoir son mot à dire sur ce qui se passe sur son territoire », a-t-il renchéri.

Partenariat transpacifique

L'entente de principe survenue dans le dossier du Partenariat transpacifique a continué d'alimenter les réactions à moins de deux semaines du jour de l'élection et Gilles Duceppe en a profité pour souligner ses inquiétudes, spécialement en ce qui concerne le volet compensatoire de l'entente.

« On a parlé de compensations, nous, on veut voir où cette compensation va se faire et sur quelles bases, explique le chef bloquiste. Quand il y a eu l'entente avec la Corée du Sud, l'industrie automobile a reçu 500 M$ avant même que ce soit signé, c'est deux poids deux mesures. »

M. Duceppe a rappelé que l'accord de libre-échange avec l'Union européenne - qui n'a toujours pas été ratifié - ne prévoit quant à lui aucune compensation pour les producteurs laitiers qui subiront les contrecoups d'une importation décuplée des fromages européens. Les producteurs laitiers canadiens sont, rappelons-le, en forte concentration au Québec.

« Dans un contexte de gouvernement minoritaire, un Bloc québécois fort nous permettrait d'être vigilants et de nous assurer que les compensations sont versées », résume le chef.

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