Slam et chaînes humaines autour des écoles

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(SHERBROOKE) De plus en plus de voix se font entendre pour protéger les écoles publiques des compressions. Parmi elles, celle du slammeur David Goudreault, qui a résonné aux abords de l'école primaire Sacré-Coeur, jeudi, alors que des citoyens de l'Estrie et de la province formaient des chaînes humaines pour protéger leur école. « On le sait, le futur du Québec passe par le savoir. Il faut absolument investir plutôt que détruire le système d'éducation », a-t-il commenté en marge de l'événement.

Partout dans la province, les chaînes humaines ont pris de l'ampleur à l'initiative du mouvement « Je protège mon école publique » : plus de 350 écoles du Québec et des milliers de personnes ont voulu protéger symboliquement leur école des compressions du gouvernement Couillard. Plus de 150 écoles avaient participé le 1er septembre.

Perché sur un banc, David Goudreault a offert un slam aux participants :

« Support our troops

Ceux qui montent au front, qui ont du front tout le tour de la tête

Qui descendent aux tranchées, qui tiennent tête

S'irritent la trachée à dénoncer l'intolérable! »

(...)

Regardez comme elle est belle et sympathique, elle s'appelle rigueur

Non, notre vieille pute se nomme austérité

Et c'est l'avenir de la nation qu'elle s'affaire à biaiser... »

L'auteur de La bête à sa mère se dit interpellé à différents niveaux : comme père d'une fillette de 14 mois, comme travailleur social et comme citoyen.

« L'éducation, c'est un placement à long terme, déjà je travaille dessus, dit-il à propos de sa petite fille. Je suis interpellé comme travailleur social parce qu'il y a un effritement du tissu social absolument inquiétant sous le règle libéral. Et comme simple citoyen, parce que j'ai l'impression qu'on prend vraiment une mauvaise direction. Le Québec, on est en train de subventionner des shops qui vont fermer de toute façon plutôt que d'investir dans l'éducation... » a-t-il indiqué en mentionnant qu'il faut rappeler qu'on n'accepte pas « cette destruction de notre avenir ».

« Au ministre (de l'Éducation François Blais), je lui demande ne serait-ce que de réfléchir, s'il ne veut pas fléchir, au moins de réfléchir, de prendre le temps de voir à quel point la mobilisation est forte, et que c'est un cul-de-sac pour eux s'ils poursuivent dans cette voie », a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé ce qu'il dirait au ministre Blais.

Pour la première fois, l'école primaire Coeur-Immaculé a participé à l'événement. Professeure au Cégep et mère de deux élèves fréquentant Coeur-Immaculé et Sacré-Coeur, Annissa Laplante s'inquiète des répercussions des coupes budgétaires, notamment pour les services offerts aux familles et aux enfants. « Ce sont les familles où les revenus sont les plus modestes qui vont en souffrir », souligne-t-elle.

Plus d'une douzaine d'écoles ont pris part au mouvement, jeudi. « C'est un mouvement citoyen, il n'y a pas de parti politique, de syndicat », a fait valoir la porte-parole de l'événement en Estrie, Marie-Claude Routhier. À ses yeux, le fait de voir les parents manifester - alors qu'on les voit rarement le faire- reflète le mécontentement de la population en ce moment. « Ça prend quelque chose qui touche les enfants. Les parents sont très préoccupés. » Le campus de Lennoxville du Collège régional Champlain a pour sa part joint le mouvement « Je sauve mon cégep ».

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