Débat dans Compton-Stanstead: gestion de l'offre et gros tracteurs à Ascot Corner

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Dans une déclaration commune avant le débat qui opposait mercredi soir les candidats à l'élection dans la circonscription de Comton-Stanstead, le vice-président du Syndicat des producteurs de lait de l'Estrie Marcel Blais et les  candidats Jean Rousseau (NPD), France Bonsant (BQ) et Marie-Claude Bibeau (PCL) ont manifesté en faveur du maintien intégral du système de gestion de l'offre.

Imacom, Maxime Picard

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(ASCOT CORNER) La gestion de l'offre a pris beaucoup de place mercredi soir dans le débat électoral organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François dans Compton-Stanstead.

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Des manifestants de l'UPA Estrie étaient sur place.

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Le candidat conservateur Gustavo Labrador a eu peine à convaincre l'auditoire, largement composé de producteurs agricoles, qu'ils ne feraient pas les frais du Partenariat transpacifique (PTP) qui se négocie actuellement entre 12 pays à Atlanta.

Poussé dans les cordes par une citoyenne, M. Gustavo a fini par déclarer : « Le 10 pour cent, c'est les médias qui disent ça. (...) Nous n'allons pas faiblir concernant la gestion de l'offre. Elle va rester telle quelle. »

Invité à élaborer sur la position des conservateurs par des électeurs visiblement sceptiques, M. Gustavo a par contre fait valoir que son parti voyait dans les partenariats économiques qu'il a signés avec plus de 35 pays depuis huit ans des opportunités pour les entreprises d'ici appelées à exporter partout dans le monde. Le PTP, a-t-il soutenu, sera très important pour les producteurs bovins et pour l'industrie forestière.

Même chose avec l'accord Canada-Europe où les conservateurs ont concédé l'ouverture du marché canadien à 17 000 tonnes supplémentaires de fromage. « La meilleure chose ce n'est pas de dédommager les producteurs québécois, la meilleure chose c'est de vous aider à aller plus loin, de vous permettre de produire plus et de vendre au national et à l'international. »

Juste avant ce débat où M. Labrador a dû défendre plus souvent qu'à son tour le bilan de son chef, les producteurs laitiers avaient de nouveau sorti les tracteurs et les pancartes pour manifester toutes leurs craintes que le Canada cède 10 pour cent de son marché agricole au PTP, comme le veut la rumeur. Ils ont été une cinquantaine à le faire, au coeur de Ascot Corner où avait lieu le débat, soutenus par les trois candidats de l'opposition, France Bonsant du Bloc québécois, Jean Rousseau du Nouveau parti démocratique et Marie-Claude Bibeau du Parti libéral.

« Quelle est la légitimité du gouvernement Harper à négocier ce PTP durant la campagne électorale? » a dénoncé Mme Bonsant.

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Le néodémocrate Jean Rousseau a dû se défendre, pour sa part, à propos de dépenses de 142 548 $ que les autorités de la Chambre de communes lui réclament dans l'affaire du maintien de bureaux satellites à Montréal à même les budgets de fonctionnement des bureaux de députés. L'histoire a été rapporté en février dans la presse nationale.

« Je ne peux pas commenter parce que c'est devant les tribunaux », a d'abord répliqué M. Rousseau. « On réclame 2,7 millions $ au NPD, a-t-il ensuite mis en perspective, mais comme on doit justifier chaque dépense (comme député), c'est impossible qu'on ait dépensé de telles sommes. »

M. Rousseau a plutôt mal paru au moment de défendre son propre bilan des quatre dernières années, mais a dirigé plusieurs tirs sentis à son adversaire conservateur. « L'enjeu du 19 octobre est de sortir le parti conservateur du pouvoir puisqu'il a détruit l'environnement, la prospérité et le tissu social au Canada. »

L'aéroport de Sherbrooke a provoqué un échange intéressant entre M. Labrador et Mme Bibeau. « Le gouvernement a donné l'autorisation pour les services aéroportuaires. Il rester à arriver avec des ententes de desserte aérienne, s'est vanté le premier. Il faut se présenter devant le gouvernement fédéral et provincial, pas avec des études de 1000 pages, mais avec des ententes (de desserte aérienne). »

« Des ententes signées, il y en a eu, a rétorqué Mme Bibeau, mais la seule clause qui a fait en sorte que ça ne s'est pas concrétisé, c'est parce que le gouvernement conservateur nous a traités avec le plus grand des mépris et n'a jamais accepté de transférer la désignation d'un aéroport inactif à l'aéroport de Sherbrooke. (...) Et comme par hasard, l'année électorale, on change un petit règlement et ça devient possible si on assume tous les frais... »

La bloquiste France Bonsant, finalement, a profité de chaque occasion pour faire valoir son travail de sept années comme députée du comté jusqu'en 2011, dont quatre années au comité de l'agriculture. « Pourquoi moi? Parce que je suis le seul parti qui n'a pas de scandales autour du cou. (...) et parce que je vais continuer à vous servir au meilleur de mes connaissances avec tout le coeur que vous me connaissez. »

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