L'état des voies de la CMQ et de la SL&A est différent, constatent Bouchard et Bonsant

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) C'est en comparant l'état des voies ferrées de la CMQ et de la SL&A (St-Laurent & Atlantique Railroad) qui se voisinent au coeur de l'arrondissement de Lennoxville que les candidates du Bloc québécois Caroline Bouchard et France Bonsant ont fait connaître, hier matin, leurs engagements en matière de sécurité ferroviaire.

« La voie ferrée de la Central Maine & Quebec Railway (CMQ) à Lac-Mégantic c'est la même qui passe à Sherbrooke. Il n'y a aucune raison pour que cette compagnie entretienne mieux son réseau ici qu'ailleurs », a commenté sur place le Méganticois Robert Bellefleur, qui est engagé depuis plusieurs mois dans un combat pour améliorer la sécurité ferroviaire dans sa ville.

« J'ai vu ces rails ce matin (hier) et je peux vous assurer qu'ils ne sont pas meilleurs que ceux de Lac-Mégantic. (...) Cette voie ferrée ne peut pas transporter du pétrole lourd », tranche-t-il, en montrant ce qu'il juge être des dormants usés, des traverses abîmées et du ballast manquant du côté des rails de la CMQ.

« Chaque jour, ce sont des centaines de wagons transportant des matières dangereuses qui traversent la ville de Sherbrooke, les municipalités du Haut-Saint-François et de la région de Coaticook. Pourtant le gouvernement fédéral refuse de prendre ses responsabilités. Transports Canada tergiverse et pendant ce temps, les compagnies privées n'entretiennent toujours pas les rails », a dénoncé France Bonsant, la candidate dans Compton-Stanstead, une circonscription où cinq municipalités sont traversées par cette voie ferrée, insiste-t-elle.

Si elles sont élues, les deux candidates s'engagent donc à exiger des compagnies ferroviaires qu'elles obtiennent l'autorisation du gouvernement du Québec avant de faire circuler un train pétrolier pour qu'il puisse mettre en place, de concert avec les municipalités, les mesures nécessaires à la sécurité publique, résume Mme Bonsant.

Actuellement, déplore-t-elle entre autres, les compagnies ferroviaires sont tenues de divulguer le contenu des wagons tous les trois mois, si bien que les municipalités ne savent pas à l'avance ce qui va circuler sur leur territoire. « Les municipalités veulent savoir ce qui passe sur leur territoire pour être bien informées et équipées en cas d'urgence », dit Mme Bonsant.

Taxe spéciale à l'industrie

Les candidates bloquistes accéléreraient également le remplacement des wagons DOT-111, obligeraient les compagnies ferroviaires à respecter les plus hauts standards de qualité quant à l'état des rails et augmenteraient considérablement les amendes en cas de contravention pour s'assurer que les règles soient respectées.

La candidate dans Sherbrooke Caroline Bouchard, qui a vu de près les lendemains de la tragédie de Lac-Mégantic comme journaliste à La Tribune à l'époque, va plus loin en proposant que l'État prenne en charge la sécurité ferroviaire. Cela passerait par un « organisme public et indépendant » pour inspecter le réseau ferroviaire et le matériel roulant; un organisme qui s'autofinancerait grâce à une taxe spéciale applicable sur chaque tonne de matières dangereuses transportées.

« Le montant de cette taxe reste à déterminer, poursuit Mme Bouchard, mais on veut que le coût de l'inspection soit nul pour le gouvernement et la population. On veut aussi être capable de forcer les compagnies à agir plus rapidement. »

Robert Bellefleur a paru satisfait des idées avancées hier matin. « On parle de choses qui peuvent faire la différence à Lac-Mégantic », a-t-il déclaré.

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