Les Comptonales atteignent leur vitesse de croisière

Compton avait des airs de Montréal ce week-end, avec un bouchon sur la route... (Imacom, Julien Chamberland)

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(COMPTON) Compton avait des airs de Montréal ce week-end, avec un bouchon sur la route 147 digne d'une heure de pointe.

Nul doute, la 10e édition des Comptonales a réussi son pari une fois de plus.

«Depuis trois ans, on a atteint notre vitesse de croisière et on vogue vers le succès», affirmait avec enthousiasme la directrice générale de l'événement, Sonia Quirion, quelques heures après la fin de cette édition anniversaire.

En 2013, l'organisation avait vendu 73 000 coupons de dégustation. L'an passé, ce chiffre est monté à 80 000. «On devrait être autour de 81 000 coupons cette année, mais on va faire le décompte officiel demain (aujourd'hui). Mais je sais déjà qu'on a eu un peu plus de monde parce que j'ai eu besoin de 11 navettes, soit trois de plus que l'an passé», expliquait Mme Quirion.

Hier, sur le trottoir du village, couples, familles avec poussette ou compagnons canins et amis attisaient leur gourmandise grâce aux multiples petites bouchées proposées par les 62 exposants.

Entre deux lichées de gelato et une gorgée de porto, on pouvait s'arrêter au kiosque des soeurs Dupont qui nous invitaient à mordre... dans une gousse d'ail.

«C'est de l'ail mariné, c'est excellent dans une sauce à spaghetti ou encore un sandwich!» expliquait Sylvie Dupont.

«Les gens sont un peu surpris parce qu'ils mangent des bouchées sucrées ou chocolatées et nous on leur propose une gousse d'ail, mais ils ne sont jamais déçus!» promettait-elle.

À quelques kilomètres du village, à l'Abri végétal, on pouvait déguster du fromage de chèvre au chipotle ou en apprendre plus sur la culture de tomates biologiques en serre.

Le propriétaire de la ferme, Frédéric Jobin-Lawler, avait un plaisir évident à montrer ses 3000 plants de tomates - qui peuvent croître jusqu'à atteindre 90 pieds! - aux visiteurs.

«Nous avons 48 sortes différentes. Et quand les gens y goûtent, ils disent que ça goûte comme dans le temps!» soulignait M. Jobin-Lawler.

Propriétaire de l'entreprise depuis six ans, il a dû faire face à l'arrivée des tomates mexicaines sur le marché américain qui achetait alors 99 % de ses récoltes, pour décider de diversifier sa production.

«Avant, on produisait de la tomate rouge. Maintenant, on produit 18 sortes de tomates ancestrales qui ont une durée de vie beaucoup plus courte sur les tablettes, mais on va chercher un nouveau marché», expliquait-il.

Et ce créneau intéresse de plus en plus de consommateurs qui souhaitent découvrir une diversité de goûts.

«Il y a deux ans, j'aurais essayé de vendre la Heirloom et je n'aurais pas eu une grande réponse, mais maintenant, les gens aiment découvrir ces légumes. Il y a un bon début d'engouement», soulignait M. Jobin Lawler avant de continuer son vibrant exposé aux curieux.

Quelques mètres plus loin, bien à l'ombre, on retrouvait le kiosque du Cep d'argent où plusieurs prenaient plaisir à boire une rafraichissante gorgée. «Certains en profitent pour commencer leur réserve du temps des Fêtes», lançait Jean-Paul Scieur, propriétaire du vignoble.

Décidément, les Comptonales présentent les produits du terroir sous leur meilleur jour.

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