Travaux dans la baie Woodland: le permis du proprio a été révoqué

La Municipalité de Hatley a finalement révoqué le permis qu'elle avait délivré... (Archives, La Tribune)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) La Municipalité de Hatley a finalement révoqué le permis qu'elle avait délivré à un propriétaire riverain du lac Massawippi qui a entrepris la semaine dernière des travaux contestés en bordure de la baie Woodland.

Les travaux sont donc toujours arrêtés et les parties poursuivent les discussions pour identifier les mesures correctrices à mettre en place.

C'est ce que le maire Denis Ferland a précisé à La Tribune, en suivi d'une rencontre entre des représentants de la Municipalité et le propriétaire concerné.

Puisque le dossier a été remis aux avocats de la Municipalité et « qu'il risque d'être judiciarisé », le maire Ferland n'a pas voulu en dire davantage sur la teneur de la rencontre et sur les intentions du propriétaire.

Discussions

« Il n'y a pas d'autres rencontres de prévues, précise-t-il, mais on travaille là-dessus parce qu'on veut maintenir les discussions avec le propriétaire afin de trouver les moyens de corriger la situation. »

Rappelons que vendredi dernier, des citoyens de la baie Woodland ont dénoncé les travaux en cours. Deux plaintes ont été faites à la Municipalité pour la destruction de la bande riveraine et pour la construction d'un mur de pierres directement sur la rive. Les plaignants réclament la réhabilitation complète de la bande riveraine.

Le président de l'Association des propriétaires riverains de Woodland Bay, Pierre Morency, s'est dit heureux, pour sa part, que leur cri d'alarme ait été entendu et qu'on reconnaisse qu'il était justifié puisque des correctifs devront être apportés sur le chantier.

Jurisprudence

M. Morency a invité les parties à prendre connaissance de la jurisprudence « très claire » qui existe à propos des travaux dans les bandes riveraines.

Il estime plus largement que les municipalités et le gouvernement devraient développer une réglementation plus sévère qui inclut des amendes à la hauteur des dommages causés. Tout comme il croit que les entrepreneurs concernés devraient eux aussi être imputables des dommages causés.

M. Morency rapporte que plusieurs associations de riverains de la région l'ont interpellé depuis la semaine dernière pour manifester leur soutien.

« Le message que j'ai reçu et qu'on donne, c'est qu'on ne reculera plus là-dessus (sur le respect de la réglementation pour la protection des plans d'eau). »

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