Chasseurs et randonneurs cohabitent sans trop de tracas

La cohabitation entre la chasse et la randonnée pédestre, deux activités... (Archives La Presse)

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(MAGOG) La cohabitation entre la chasse et la randonnée pédestre, deux activités populaires en automne, n'est pas toujours simple, compte tenu des risques associés à la pratique de la première de ces deux activités. N'empêche, dans la région, chasseurs et randonneurs semblent plutôt bien s'entendre.

Vu son mandat, l'organisme Tourisme Cantons-de-l'Est est assez au fait de la réalité existant sur le terrain en matière de cohabitation chasseurs-randonneurs. Le constat de son directeur général, Alain Larouche, est encourageant.

«Il y a des problèmes à l'occasion. C'est dur à éviter considérant qu'on a des centaines de kilomètres de sentiers pédestres en région. Mais la cohabitation se fait assez bien dans l'ensemble», assure M. Larouche.

Au besoin, Tourisme Cantons-de-l'Est serait favorable à des actions ciblées pour faire en sorte que les chasseurs et les randonneurs soient encore davantage en phase. L'organisme n'a cependant pas le sentiment que cela constitue une nécessité à l'heure actuelle.

«C'est évident qu'il faut de la civilité et que les gens fassent attention en pratiquant la chasse ou la marche dans un territoire pouvant recevoir ces deux types d'activité. C'est important, par exemple, d'être suffisamment visible pour éviter d'être pris comme cible. Cela dit, en général, les gens semblent prendre des mesures appropriées», affirme Alain Larouche.

Sur son site internet, Tourisme Cantons-de-l'Est invite les randonneurs à ne pas emprunter les sentiers qui sont fermés temporairement durant les périodes de chasse. On souligne qu'il s'agit d'une question de «sécurité».

Conscient que plusieurs personnes aiment beaucoup marcher en forêt en automne, M. Larouche note que la chasse n'est pas permise dans les quatre parcs nationaux de la région.

Les montagnes Vertes

Gestionnaire de la Réserve naturelle des Montagnes-Vertes, l'organisme Corridor appalachien n'est que rarement interpelé par des randonneurs mécontents.

«On ferme les sentiers lorsque la chasse est permise et on a très rarement des randonneurs qui nous contactent pour s'en plaindre. Cette question de cohabitation n'est pas problématique pour nous», note Mylène Alarie, coordonnatrice aux communications et à la philanthropie pour le Corridor appalachien.

Mme Alarie ajoute que l'organisation à laquelle elle appartient mise sur des «indications claires» pour inviter les randonneurs à ne pas s'aventurer dans la Réserve des Montagnes-Vertes quand les chasseurs sillonnent ce territoire. Le mot d'ordre serait relativement bien respecté.

Comptant parmi les membres fondateurs des Sentiers frontaliers, Jean-Paul Gendron aimerait pour sa part que les amateurs de randonnée puissent continuer à emprunter l'ensemble des sentiers pédestres sans interruption en automne. «Certains chasseurs exagèrent et s'approprient carrément le domaine public», déplore-t-il.

M. Gendron souligne que, dans le nord-est des États-Unis, chasse et randonnée se pratiquent simultanément à plusieurs endroits. «De chaque côté de l'Appalachian Trail, un corridor de 100 mètres de largeur est créé et les chasseurs n'ont pas le droit d'entrer à l'intérieur», indique-t-il.

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