Les problèmes de santé mentale touchent une personne sur sept

Selon la direction de la santé publique en Estrie, les problèmes de santé... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La direction de la santé publique en Estrie a dressé le constat «alarmant» voulant que les problèmes de santé mentale touchent une personne sur sept, soit la prévalence la plus élevée au Québec.

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Dre Mélissa Généreux

La Tribune, René-Charles Quirion

Le dévoilement du rapport «Prioriser la santé mentale et le bien-être en Estrie» permet de constater qu'environ 40 000 personnes doivent composer avec un problème de santé mentale dans la région.

«La région de l'Estrie est celle où le taux de prévalence des maladies mentales est la plus élevée au Québec. Il y a plusieurs raisons sur lesquelles il faudra se pencher. Nous devrons nous tourner vers nos communautés pour comprendre ce qui explique cet écart sur le terrain», confirme la directrice de la santé publique en Estrie, la Dre Mélissa Généreux.

La prévalence des problèmes de santé mentale a doublé chez les jeunes de 1 à 17 ans au cours des dix dernières années passant de 5,2 pour cent à 10,6 pour cent. Encore une fois, la région estrienne domine à ce chapitre à l'échelle du Québec.

«Une des questions à se poser, est-ce que la population estrienne n'aurait pas un meilleur accès aux diagnostics que d'autres régions? Est-ce que cette hypothèse explique tous les constats, j'en serais surprise», indique la Dre Généreux.

«Je lance un appel pour que nous fassions une enquête plus détaillée en matière de prévalence de la schizophrénie.»


Ce constat de la direction de la santé publique soulève que le nombre de personnes diagnostiquées pour un trouble du déficit de l'attention, les troubles anxieux ou dépressifs, les troubles de la personnalité et la schizophrénie dépasse la moyenne Québécoise.

«Je lance un appel pour que nous fassions une enquête plus détaillée en matière de prévalence de la schizophrénie. Je vois deux hypothèses. La première étant l'abus de substances qui peuvent contribuer à déclencher des troubles psychotiques. Il y a aussi qu'avec le grand nombre de ressources privées pour soigner les toxicomanes fait en sorte que les gens décident de rester dans la région», explique le chef du département de psychiatrie du CHUS, le psychiatre Dr Jean-François Trudel.

Plus de 60 000 interventions sont effectuées annuellement en première ligne en matière de santé mentale dans le réseau de la santé estrien.

À la suite de ce constat en matière de santé mentale, sept défis ont été lancés, soit l'optimisation des collaborations, le soutien des liaisons clinique-communauté, la mise en place de campagnes de sensibilisation, la promotion des meilleures pratiques, l'amélioration des ressources psychologiques et spirituelles, la réduction de la pauvreté et de l'exclusion sociale et le soutien du développement des communautés.

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