Lac-Mégantic: Desjardins veut revenir pour assurer une continuité

André Desjardins... (La Tribune, Ronald Martel)

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André Desjardins

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Seul conseiller municipal sortant de Lac-Mégantic à se représenter à l'élection du 1er novembre prochain, André Desjardins affirme être habité par de profondes motivations personnelles.

«Je suis un gars de défis, de projets. La reconstruction, ça a été ma vie. La ville a commencé à se reconstruire, elle va continuer et je veux en faire partie. C'est sûr que ça ne sera pas terminé dans deux ans. Dans mon livre à moi, c'est une question d'une dizaine d'années. Faut être réaliste», admet l'homme de 63 ans.

«Il y a beaucoup à faire. C'est pour ça que je veux revenir. Je suis encore jeune et en santé, avec beaucoup d'expérience, tout un vécu et je veux en faire profiter ma ville, une façon de donner au suivant. Je ne veux pas laisser en plan quelque chose que j'ai amorcé. Je ne serais pas bien dans ma peau.»

«Au niveau décisionnel, les deux prochaines années seront très importantes pour la continuité. Si je suis réélu, avec les six nouvelles personnes, il ne faudrait pas être obligés de recommencer à zéro. Le plan d'urbanisme avancé est sûrement bon à 90 pour cent. C'est jamais final, il y a toujours place à 10 pour cent d'amélioration. Peut-être qu'il y aura lieu de réévaluer, c'est sain de le faire. Les gens qui se présentent, ce sont des gens d'expérience, cela me réconforte. Je suis toujours un gars d'équipe. Je serais malheureux si on ne formait pas une équipe.»

Réajuster le tir

Il reconnaît que les décisions qui sont prises ne peuvent pas plaire à tout le monde. «L'important, c'est de faire avancer les choses. En cours de route, si le tir n'est pas assez précis, il est toujours temps de réajuster. Il ne faut jamais oublier qu'on bâtit pour les deux prochaines générations, pas seulement pour l'actuelle.»

Il met en garde le prochain conseil qui voudrait trop couper les dépenses, ce qu'on a beaucoup entendu jusqu'à maintenant de la part des candidats avoués.

«Il faut se questionner sur les façons qu'on opère, sur les dépenses. C'est important de le faire, j'en conviens. Mais il ne faut pas oublier que la ville est là pour rendre des services. À trop couper les dépenses, on risque de couper des services. Il faut plutôt faire augmenter les revenus. La richesse foncière des années à venir va être plus grande qu'avant 2013, les revenus de taxes aussi», assure-t-il.

«Pour ce qui est de la dette, établie à environ 38 M$, il y a 10 M$ d'écart que le gouvernement nous doit. La vraie dette est à 28 M$. Le taux d'endettement de la Ville baisse d'année en année. Faut que les gens comprennent. Je suis optimiste pour l'avenir!»

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