À 14 ans, elle se rend à Québec pour la défense des chevaux

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Du haut de ses 14 ans, Camille Côté estime que le Québec est prêt pour un changement de culture à l'égard du traitement qu'on réserve aux animaux et elle l'a dit bien fort, mardi après-midi, en auditions publiques devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 54.

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Camille Côté

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La jeune fille de Valcourt était à Québec à l'invitation de l'organisme Tenir promesse, qui milite depuis 2011 pour la défense des chevaux.

Sa fondatrice Louise Branchaud l'a convaincue de participer à cet exercice démocratique somme toute stressant en insistant sur le fait que la loi en préparation s'appliquerait bien davantage à la jeune génération dont elle fait partie, relate l'adolescente.

Camille Côté est associée à Tenir promesse depuis décembre dernier comme ambassadrice jeunesse, elle qui recueille dans l'écurie familiale des bêtes qui ont grand besoin de soins et d'amour.

«Je suis allée dire aux parlementaires que les cas de maltraitance animal, on est tannés d'en voir et qu'à partir de maintenant, on dit non! Les Québécois n'auront plus peur d'intervenir et de se faire poursuivre. Le Québec est prêt pour un changement.»

Camille Côté estime que la solution passe par la sensibilisation et l'éducation des jeunes et des adultes. 

«Les parlementaires ont semblé étonnés de me voir, mais ils semblaient également ouverts à ce que j'ai dit.»


Que les gens qui posent des gestes de maltraitance ne savent peut-être plus distinguer le seuil de la tolérance et de la non-tolérance des animaux. Que le bon sens en matière de protection animale a sauté une génération au Québec et qu'il faut y remédier sans plus tarder.

«Les parlementaires ont semblé étonnés de me voir, mais ils semblaient également ouverts à ce que j'ai dit. J'espère vraiment que les gens du gouvernement vont faire ce qu'ils ont dit. (...) C'est une culture au complet qu'il faut changer au Québec mais c'est faisable, continue Camille Côté. Les gens ont hâte à ça.»

Le projet de loi 54 visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal a pour objet d'endiguer les comportements inacceptables en modifiant le Code civil du Québec afin que les animaux soient considérés légalement non plus comme des «biens meubles», mais plutôt comme des êtres doués de sensibilité, décrit le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

«Il vise également à doter le Québec d'une loi particulière sur le bien-être et la sécurité de l'animal inspirée des législations canadiennes figurant en tête de classement du palmarès de l'Animal Legal Defense Fund, soit celles du Manitoba, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.»

Les consultations se sont ouvertes la semaine dernière et une vingtaine de personnes et groupes ont été entendus jusqu'à maintenant.

Voir la séance de l'audition.

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