La FSSS-CSN dévoile son plan: six jours «en front commun»

Les syndiqués de la santé et des services sociaux de la région augmentent la... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Les syndiqués de la santé et des services sociaux de la région augmentent la pression sur le gouvernement et menacent de faire la grève.

Devant le peu de progrès réalisé aux tables de négociations, les syndicats FSSS-CSN de l'Estrie, regroupant plus de 5570 membres, demandent un mandat de grève de six jours à exercer «en front commun».

À ce jour huit syndicats regroupant 2263 salariées en Estrie ont obtenu un tel mandat de grève.

De plus, des «perturbations administratives et des opérations de visibilité sont notamment à prévoir, dans les établissements de la région à partir de cette semaine», prévoit-on dans un communiqué de presse.

D'autres votes se tiendront au cours des prochains jours, entre autres, au CHUS, au CSSS- IUGS, au CSSS du Granit et au CSSS du Val-St-François. 

Selon le syndicat, le gouvernement ne répond pas positivement à ses demandes sectorielles.

L'écart salarial entre les salariés du réseau public et ceux des autres secteurs d'activités s'accentuerait.

Selon la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) Mélissa Gaouette, le gouvernement maintient la ligne dure. «Tout ce qu'il veut, c'est abolir les primes, couper dans l'assurance-salaire, pouvoir déplacer les salariés comme il veut quand il veut comme de vulgaires pions... Nous ne sommes pas des numéros, il va falloir nous respecter! »

À l'occasion d'un conseil fédéral tenu début septembre, l'équipe de négociation de la FSSS-CSN a fait le point avec les délégués sur l'état de l'avancement des travaux après plus d'une trentaine de rencontres de négociation.

«De toute évidence, les délégués n'acceptent pas de voir leurs propositions légitimes être boudées par un gouvernement qui prétend être épris de saine gestion mais qui par ses demandes met en danger le réseau de la santé et des services sociaux», souligne le syndicat.

« Par exemple, si les coûts de l'assurance-salaire sont en hausse, il y a une raison à cela, et ce sont les mauvaises conditions de travail! Faisons davantage de prévention et les arrêts de travail diminueront. Pourquoi punir les salariés qui tombent au combat, comme s'ils en étaient responsables?, s'indigne Mélissa Gaouette.

«Il en va de même pour nos demandes contre la privatisation, pour diminuer le recours à la main-d'oeuvre indépendante, pour stabiliser les horaires de travail, etc. Ce sont toutes des propositions qui ne coûtent rien, voire qui permettraient des économies et pour lesquelles le gouvernement ne donne aucun mandat. Ça fera bientôt un an qu'on a déposé ces demandes. Il faut que ça bouge! »

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