Les commissions scolaires saluent la volte-face du ministre Blais

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(SHERBROOKE) Les commissions scolaires de la région applaudissent la volte-face du ministre de l'Éducation, François Blais, qui écarte la fusion forcée des organisations dans la province.

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« On va pouvoir se concentrer sur notre travail, la réussite des élèves », lance le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), Gilles Normand, estimant du même coup que beaucoup d'énergie a été dépensée dans ce dossier.

Gilles Normand s'est dit surpris de l'annonce, mercredi matin. « On n'entendait plus parler de rien. C'est un bon travail que les conseils des commissaires ont fait de démontrer qu'il n'y avait pas d'économies à faire. »

« On est très heureux, souligne le président de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET), Michael Murray. Les fusions n'auraient jamais contribué à une économie financière, elles auraient créé un cauchemar administratif pour replacer les individus... Ça n'a aucun bon sens. » Réformer la gouvernance scolaire n'a aucun incidence sur la réussite des élèves, plaide M. Murray.

L'ancien ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, avait annoncé son intention de réduire le nombre de commissions scolaires dans la province.

«Les fusions n'auraient jamais contribué à une économie financière.»


Au départ, Québec proposait de regrouper les trois commissions scolaires francophones la CSRS, des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC) en une seule entité. Il était également question de greffer une partie du territoire de la Beauce-Etchemin et des Appalaches. Quant à la CSET, Québec souhaitait qu'elle soit intégrée aux commissions scolaires New Frontiers, basée à Châteauguay, et Riverside, basée à St-Hubert.

Les organisations avaient alors fait une contre-proposition au ministère de l'Éducation. La CSRS plaidait pour le maintien de son territoire, tandis que les CSHC et CSS proposaient de se regrouper.

Avec son territoire déjà immense (plus de 175 municipalités), la CSET plaidait quant à elle pour le maintien de son territoire.

Les élus scolaires espèrent encore convaincre Québec de maintenir les élections scolaires : le ministre Blais entend toujours les faire disparaître.

Des interrogations demeurent, notamment en ce qui concerne la taxe scolaire, et la volonté de Québec d'accroître l'autonomie des écoles.

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