Orford Express à Magog: «J'ai rarement vu un dossier aussi insensé»

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(MAGOG) Devenu fort discret depuis sa défaite contre Vicki May Hamm en 2013, l'ancien conseiller municipal Michel Bombardier dénonce avec force le projet de voie d'évitement ferroviaire dans le secteur de l'écocentre à Magog.

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Michel Bombardier

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« J'ai rarement vu un dossier aussi insensé en 15 années au conseil municipal, lance M. Bombardier, ancien représentant du district de la Rivière. Et on voit que ça dérape sérieusement en ce moment. »

L'ancien conseiller municipal vise directement la mairesse de Magog, Vicki May Hamm. Il soutient que cette dernière applique la règle du deux poids, deux mesures dans ce dossier.

« La mairesse croit que ce n'est pas acceptable qu'il y ait des wagons stationnés sur la voie de service longeant le lac Magog, en secteur semi-urbain, note M. Bombardier. Mais, dans le cas du projet de l'Orford Express, elle laisse aller les choses. Pourtant, on est en plein secteur urbain dans ce cas. »

L'ex-candidat à la mairie rappelle que la Ville de Magog s'apprête à déménager son écocentre dans le parc industriel, justement pour que le quartier où il se trouve actuellement redevienne plus paisible.

« Ça fait quatre ans qu'on leur promet le départ de l'écocentre. En plus, il y a les travaux publics qui disparaissent de ce secteur. Et là, soudainement, on annonce aux résidents qu'un train s'arrêtera tous les jours à côté de chez eux. Ça c'est dérangeant. C'est une aberration totale! Les gens devaient avoir la paix et voilà que tout change. »

Michel Bombardier note à ce sujet que le moteur de la locomotive de l'Orford express fonctionne au diesel. « Il faut souvent le laisser tourner à l'arrêt. Ça fait du bruit et des odeurs », affirme-t-il.

Jugeant donc impératif que la Ville recule, M. Bombardier offre même son aide aux résidents concernés, advenant qu'un registre soit ouvert par la Ville de Magog. « En dehors de mon travail d'enseignant, j'ai beaucoup de disponibilité », lance-t-il.

Hamm réplique

Peu impressionnée par la sortie publique de son ancien collègue, Vicki May Hamm soutient qu'il est « inutile de monter aux barricades à ce stade », puisque le dossier n'a pas officiellement été entériné par les élus municipaux.

D'ailleurs, selon les informations obtenues par La Tribune, le conseil municipal serait plutôt sur le point de faire marche arrière. On voudrait proposer à l'Orford Express un autre terrain pour sa voie d'évitement.

« On avait identifié cinq sites et celui retenu est idéal au plan technique, mentionne Mme Hamm. Mais on peut peut-être trouver un endroit plus éloigné des résidences. Dans le parc industriel par exemple, on sait qu'une autre possibilité existe. »

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