Les enseignants du Cégep de Victoriaville en mode perturbation

Considérant le peu de progression à la table de négociation sectorielle, le... (Archives, La Tribune)

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Considérant le peu de progression à la table de négociation sectorielle, le Syndicat des enseignants du Cégep de Victoriaville a voté en assemblée générale pour une intensification des moyens de pression cet automne.

« Après huit mois d'une négociation qui piétine et considérant que les demandes de recul patronales sont trop importantes, les profs de cégep sont rendus à entreprendre des perturbations. On nous demande de revenir près de 40 ans en arrière dans nos conditions de travail. C'est inacceptable », a indiqué la présidente du Syndicat, Sylvie Lemelin.

Les enseignants ont ainsi décidé de perturber toutes les réunions convoquées par la direction et de boycotter les activités qui ne figurent pas dans le contrat de travail des enseignants.

« Nous ne souhaitons pas nuire à nos élèves; nous ciblerons plutôt les processus administratifs du Cégep telle la confirmation de la clientèle. Nous refuserons aussi de participer à de nombreux comités où nous siégeons bénévolement, comme la commission des études. De plus, nous ne collaborerons plus à l'évaluation formative des enseignements tant que les négociations ne seront pas parvenues à un règlement satisfaisant », a-t-elle ajouté.

Hier midi, les enseignants ont placardé leur cégep d'affiches indiquant qu'ils sont « en négo et en colère ». Le personnel dit effectivement ne pas comprendre la rigidité de la partie patronale, notamment sur des enjeux qui n'ont aucune incidence financière.

« Depuis 1972, nos assemblées départementales nomment leurs responsables à la coordination des départements. Alors que cette méthode de gestion collégiale a fait ses preuves, la partie patronale veut s'ingérer dans ce processus en nommant elle-même les coordinations. Pourquoi vouloir mettre fin à une pratique saine? C'est jeter inutilement de l'huile sur le feu », a affirmé la présidente.

En juin dernier, dans le but d'en arriver à une entente négociée, les enseignants ont demandé l'intervention d'un conciliateur puis d'un médiateur. Dès la mi-septembre, le syndicat aura le droit de grève légal. On prévoit d'ailleurs tenir un vote de grève le 23 septembre.

ypoisson@latribune.qc.ca

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