Rayes continue de percevoir son salaire de maire

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Le ministre Denis Lebel s'est porté hier à la défense du candidat Alain Rayes qui continue de percevoir son salaire de maire de Victoriaville. «Tous les partis ont des candidats issus du domaine municipal. Les règles sont claires et Alain les respecte», dit-il.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Même s'il consacre le plus clair de son temps à sa campagne électorale, le candidat conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, continue de percevoir son salaire de maire de Victoriaville.

Cette situation en déçoit plus d'un, dont le conseiller municipal Claude Brulotte, qui était pourtant un bon ami du maire. Celui-ci estime que la décision de M. Rayes constitue un «manque de respect» envers les contribuables et qu'il aurait dû démissionner de ses fonctions afin de se concentrer sur ses nouvelles aspirations.

Le principal intéressé a affirmé qu'il était toujours maire de Victoriaville et qu'il y consacrait toujours une partie de son temps (entre 1 et 3 heures par jour). Il siège toujours à certains comités et accompagne une entreprise désireuse de s'installer dans la région dans ses démarches. «Je suis toujours le maire de Victoriaville, hier j'ai passé 90 minutes avec le directeur général et d'autres intervenants afin de régler des dossiers», a-t-il expliqué.

Avant la campagne, M. Rayes avait indiqué ne plus vouloir effectuer ses tâches de représentation, puisqu'il ne voulait pas qu'on l'accuse de se servir de ces occasions pour faire campagne. Il a donc refilé une partie de son mandat au conseiller Christian Lettre, nommé à titre de maire suppléant.

Or, le conseiller en question a demandé à ce que son salaire soit majoré. Le conseil lui a accordé une rémunération équivalente à celle du maire, et ce, même s'il n'avait pas une tâche complète. Il n'en fallait pas plus pour que plusieurs citoyens montent aux barricades, dont l'homme d'affaires André Jacques. Ce dernier a affirmé qu'il était inconcevable que Victoriaville paie deux maires à temps plein.

Denis Lebel en renfort

Lui-même un ancien maire, le ministre Denis Lebel a indiqué que la situation dans laquelle se trouvait son ami Alain était loin d'être exceptionnelle et que c'était la Loi sur les cités et villes qui était à l'origine de cet inconfort éthique.

En effet, un maire ne peut pas demander de congé sans solde afin de mener une campagne électorale. S'il ne perçoit pas son salaire, sa seule option est la démission. Puisque M. Rayes a dévoilé son intention de poursuivre son mandat s'il n'est pas élu au fédéral, il lui faudrait démissionner et se présenter à sa propre succession dans le cadre d'élections beaucoup plus coûteuses pour la Municipalité.

«Tous les partis ont des candidats issus du domaine municipal. Les règles sont claires et Alain les respecte. Je comprends ses adversaires d'amener ça sur le tapis et de tenter de le discréditer, mais la Loi est ainsi faite. Il en va du provincial de la modifier, ce n'est pas notre juridiction», a-t-il statué.

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