Sirop d'érable saisi: grande déception que le producteur Steve Côté

Steve Côté... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Steve Côté

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(Sherbrooke) C'est avec une grande déception que le producteur acéricole Steve Côté accueille la décision de la Cour suprême du Canada de ne pas entendre la cause concernant la lutte qu'il mène avec d'autres producteurs de sirop d'érable contre la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Steve Côté et d'autres producteurs souhaitaient porter devant le plus haut tribunal au pays leur cause à la suite d'une décision de la Cour supérieure, puis de la Cour d'appel confirmant la saisie avant jugement de leur production de sirop d'érable de 2013.

Il ne s'agit pas que de la saisie, mais aussi le fait que la Cour d'appel a déclaré que le droit de revendication de la Fédération était assimilable à un droit de propriété. C'est l'équivalent de dire que nous ne sommes plus propriétaires de notre production, mais de simples travailleurs pour la Fédération. C'est spécial de constater que nous n'avons plus le contrôle de notre production», déplore Steve Côté.

Steve Côté a reçu en juin dernier une amende de 421 000 $ de la Régie des marchés agricoles pour ne pas être passé par la Fédération des producteurs acéricoles pour vendre sa production entre 2009 et 2012 et s'est fait saisir sa production de sirop d'érable en 2013, 2014 et 2015.

«Je pourrais réclamer les montants des saisies à la Fédération, mais je n'obtiendrais jamais la valeur de ce qu'ils m'ont saisi. Si l'on ajoute les frais juridiques, c'est près d'un million $ qui a été dépensé dans cette bataille juridique. J'ai une famille de quatre enfants à faire vivre et je ne touche rien de ma production de sirop d'érable qui est ma principale source de revenus. Disons que je suis en période de réflexion, mais aussi en mode survie», signale Steve Côté.

La Fédération des producteurs acéricoles s'oppose au fait que Steve Côté et certains autres producteurs vendent leur production de sirop d'érable hors du Québec avec des certificats d'agrément émis par l'Agence canadienne d'inspection des aliments sans passer par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, le canal unique par lequel les producteurs doivent passer pour exporter leur production.

«Ce qui est particulier, c'est que je pourrais produire au Nouveau-Brunswick par exemple et pouvoir venir vendre ma production au Québec sans devoir rendre de compte à personne. Je me demande si je suis pas mieux de tout vendre. Il me coûterait très cher de faire marche arrière et de me rallier à la Fédération. Je n'ai plus les moyens ni la volonté de le faire», explique le producteur acéricole d'une érablière de 25 000 entailles dans le Canton de Newport.

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