Élections à Lac-Mégantic : portrait de quatre candidats

En prévision des élections municipales de Lac-Mégantic, portrait de quatre... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) En prévision des élections municipales de Lac-Mégantic, portrait de quatre candidats aux postes de conseillers municipaux.

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Jasmin Brière

La Tribune, Ronald Martel

JASMIN BRIÈRE - FATIMA

Le respect des élus pour les citoyens

Jasmin Brière, qui annonce sa candidature comme conseiller municipal aux élections du 1er novembre à Lac-Mégantic dans le district de Fatima, est natif de cette ville. Installé dans le quartier Fatima depuis sept ans, il a acheté un commerce de la rue Salaberry, devenu La Clinique de l'aspirateur, trois semaines avant la tragédie du 6 juillet 2013.

«Je sais qu'il y a beaucoup d'ouvrage à faire au conseil municipal si je suis élu. On n'aura pas de temps à perdre. C'est pourquoi j'ai mis mon duplex en vente. On s'est fait un plan familial, ma conjointe et moi, car le commerce m'accapare au moins 60 heures par semaine. La conciliation travail-famille, dans ce contexte difficile, ne sera pas facilitée», convient-il.

«L'important, ce sera le respect dans l'équipe du conseil, mais surtout le respect des citoyens. J'ai cessé d'aller aux réunions du conseil parce que ses membres manquaient visiblement de respect pour les citoyens. On se faisait cracher dessus si on intervenait. La transparence et l'honnêteté seront primordiales.»

«Je ne connais pas Jean-Guy Cloutier, le candidat à la mairie, mais je veux le rencontrer et discuter avec lui. Voir si on peut être sur la même longueur d'ondes... J'ai des idées et des projets pour Fatima, mais je veux consulter, parler à des gens. C'est un travail d'équipe et il faudra que l'équipe soit soudée, sinon on s'en va en guerre, à cause du contexte difficile.»

Jasmin Brière a complété ses études à la Polyvalente Montignac et a travaillé à différents endroits par la suite : Canadian Tire, Portes Lambton, camionneur chez Robert Transport pendant huit ans.

Devenu homme d'affaires, il n'a pas connu les conditions idéales pour son commerce jusqu'à maintenant.

«Avec les travaux qui ont suivi pour les égouts pluviaux de la rue Salaberry et l'implantation du supermarché Metro, il y avait des tas de terre devant mon commerce, l'été passé, ce n'était pas idéal! J'avais acheté le presbytère de Fatima en mars 2013. Je n'ai pas eu le choix de le déménager, pour relocaliser les médecins qui étaient à l'étage de la pharmacie Jean Coutu, ce qui a été onéreux», raconte l'homme de 35 ans.

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Jean Cloutier

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JEAN CLOUTIER - AGNÈS

Une ville où il fait bon vivre

Pressenti depuis longtemps pour succéder à la mairesse Colette Roy Laroche et après avoir longuement réfléchi à cet avenir politique qui s'ouvrait devant lui, Jean Cloutier a décidé de suivre l'expérimenté candidat à la mairie, Jean-Guy Cloutier, et de se présenter comme conseiller dans le district qu'il habite, celui d'Agnès.

«Ça fait longtemps que j'y pense. Je me suis dit : "C'est le temps!" Je suis en amour avec Lac-Mégantic, je crois en ma ville. C'est important de ramener Lac-Mégantic comme une ville où il fait bon vivre et y venir. Car on ne passe pas par Lac-Mégantic, il faut y venir. Donc, c'est important d'attirer des gens, d'avoir les meilleures conditions pour les nouveaux arrivants et les touristes, car il y a une pénurie de main-d'oeuvre ici», estime Jean Cloutier.

«Il faut s'attaquer à la dette de la Ville, entre autres. Mais on ne connaît pas la situation actuelle, c'est quoi la part du gouvernement, reliée à la tragédie de juillet 2013, et c'est quoi la part de Lac-Mégantic? Il a été impossible d'avoir les chiffres, il y a un manque de transparence de ce côté-là.»

Jean Cloutier a connu une longue carrière à la Commission scolaire de Lac-Mégantic, qu'il a terminée au poste de directeur général.

«Nous avons l'intention, avec le candidat à la mairie Jean-Guy Cloutier, de garder les taxes les plus basses possible, tout en maintenant les services aux citoyens à un niveau acceptable», ajoute-t-il.

«Mon souhait le plus cher serait de réussir à réunir la ville en une seule ville. Qu'on ne parle plus d'Agnès et de Fatima. Là, on se retrouve avec trois pôles commerciaux! Nous aurons besoin de nous unir pour passer à travers de ce qu'on aura à traverser. Par exemple, nous devons encourager nos entrepreneurs locaux et considérer nos gens locaux pour les postes importants. On engage trop du monde de l'extérieur... On a des talents à Lac-Mégantic, il faut les respecter et les mettre à contribution.»

L'homme insiste sur certains défis que la nouvelle équipe du conseil municipal aura à relever : rentabiliser le Centre sportif Mégantic, améliorer la transparence du conseil municipal, les condos commerciaux à vendre, plusieurs dossiers où à tort la Ville s'est faite promotrice, le budget 2016...

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Julie Morin

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JULIE MORIN - MONTIGNAC

Redonner confiance à la population

Julie Morin veut mettre son dynamisme au service de sa ville, elle qui cumule une longue feuille de route sur le plan de l'implication communautaire et social.

Au fil des années, on l'a vue copiloter le projet de parc du quartier du Versant, présider la Maison de la Famille du Granit, faire partie du comité La Voix des parents de la Table de concertation 0-5 ans du Granit, la Commission Famille-Aînés de Lac-Mégantic, être responsable du Sommet Jeunesse dans la démarche citoyenne Réinventer la Ville...

«Cela m'a donné le goût de m'impliquer davantage. Ce fut long de prendre ma décision. J'avais déjà le goût, avant la tragédie de juillet 2013, mais je me suis reposé la question, j'ai rencontré la mairesse, des conseillers, des employés municipaux... Je veux redonner confiance à la population envers ses élus municipaux, rétablir la communication, vulgariser», énumère cette jeune femme qui a travaillé quatre ans pour l'agence Cossette Communication et quatre ans comme attachée politique d'un député provincial.

«Ce n'est pas tant la politique qui m'attire comme le fait d'être proche de la population, d'avoir à coeur de combler ses besoins, faire augmenter le sentiment d'appartenance. Je sais que je suis capable de mobiliser, de rassembler. Je veux mettre de l'humanité dans tout ça. Je veux poser les bonnes questions pour pouvoir prendre mes propres décisions. Je sais qu'on ne changera pas le monde en deux ans, on va y aller une journée à la fois.»

Pour celle qui se présente dans le district de Montignac, ce mandat sera déterminant. «C'est audacieux, c'est un grand défi, cela me motive. Il ne faut pas se sauver en courant devant le contexte à Lac-Mégantic. Nous devrons nous donner des objectifs réalistes, faire preuve de transparence. Les attentes sont tellement élevées, je ne sais pas comment on va s'y prendre, j'ai le goût de m'essayer. Est-ce de la naïveté ou du leadership, je ne sais pas, mais si on calcule toutes les épreuves possibles à l'avance, on ne fera jamais rien», résume-t-elle.

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Pierre Latulippe

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PIERRE LATULIPPE - VIEUX-NORD

Priorité : diminuer la dette de la ville

Pierre Latulippe, l'ex-directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Granit, a décidé de faire le saut en politique municipale. Il se présentera candidat au siège de conseiller du district Vieux-Nord de Lac-Mégantic, au scrutin du 1er novembre prochain.

Après quatre mois de vacances cet été, à la suite des mesures drastiques de la réforme du milieu de la santé qui l'ont envoyé chez lui, l'homme de 55 ans a fini par acquiescer aux nombreuses personnes qui l'invitaient à les représenter à la Ville.

«Jean-Guy Cloutier, le candidat à la mairie, m'a sollicité, entre autres. J'ai le désir de mettre mon expérience et mes compétences au service de ma communauté qui en a besoin. Outre représenter mes concitoyens, il y a des dossiers qui m'intéressent particulièrement», admet-il, lui qui a oeuvré 25 ans dans le réseau de la santé, toujours dans des postes de direction.

«Les finances de la Ville, le niveau d'endettement, la sécurité du transport ferroviaire et la reconstruction du centre-ville, ce sont des sujets qui vont aussi préoccuper le maire qui sera élu, j'en suis convaincu», confie M. Latulippe, qui a une formation universitaire en finances.

«C'est sûr que le conseil municipal actuel ne nous dit pas grand-chose. Il aurait eu intérêt à donner plus d'information aux citoyens. Je suis natif de Lac-Mégantic, j'ai un fort sentiment d'appartenance à ma ville. Je pense que je peux aider!»

Il ajoute que la nouvelle équipe municipale devra effectuer les bonnes analyses des dossiers, sur le plan financier, pour prendre les bonnes décisions pour changer des choses, sur de bonnes bases.

«Comme le contexte est difficile, notre façon de travailler ensemble sera très importante. Notre première tâche sera le budget 2016, qu'il faudra très vite s'approprier, comme nous serons plusieurs nouveaux à la table du conseil. Nous aurons pour priorité de diminuer la dette de la ville. J'étais habitué de rationaliser dans le milieu de la santé et d'optimiser les fonctionnements. Ça va servir!» conclut-il.

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