Carré 150: l'attente en valait le coût

La directrice de Diffusion Momentum, Roxanne Genest, son... (La Tribune, Yanick Poisson)

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La directrice de Diffusion Momentum, Roxanne Genest, son président, Guy Aubert, le maire suppléant de Victoriaville, Christian Lettre, le président de la campagne de financement, Alain Rayes, le ministre Laurent Lessard et le consultant Sylvain Gagné ont procédé à la coupure du ruban.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Après quelques décennies d'attente, le monde culturel victoriavillois a finalement mis la main sur le Saint-Graal, jeudi, alors qu'on inaugurait le Carré 150, le tout nouveau centre de diffusion culturel.

« Ça fait au-dessus de 30 ans qu'on l'attend. Déjà à l'époque où Pierre Roux était maire, le projet était dans l'air. Ça a pris beaucoup de temps, mais enfin nous l'avons. C'est une grande journée, je suis bien heureux », a affirmé le président de Diffusion momentum, l'homme d'affaires Guy Aubert.

Le comédien Pierre-Luc Houde a décrit l'inauguration d'hier soir comme un événement unique. Enfin, « un temple est sorti de la terre. La culture est la boîte noire de toute une communauté», a-t-il philosophé, faisant allusion à la physionomie du bâtiment qui a littéralement l'air d'une boîte noire.

Si l'extérieur du Carré 150 a tout pour porter son nom et ne laisse que peu de place à l'imagination, l'intérieur est tout autre. Les commentaires des premiers visiteurs ont été unanimes. Le design intérieur de l'établissement est esthétiquement très beau et d'une grande classe. Il se retrouve à des années-lumière de tous les autres bâtiments publics de la municipalité.

« Enfin, on est au même niveau que les autres grandes villes se réjouit M. Aubert. La salle des frères Lemaire, cette imposante salle à l'Italienne de 850 places, est nécessairement la pièce maîtresse de tout ça. C'est impressionnant la proximité qu'auront les amateurs, même ceux qui se trouvent dans le fond de la salle ».

Surprenant

Présent lors de l'inauguration, le comédien et metteur en scène Normand Chouinard s'est dit très surpris de la qualité de l'infrastructure. Il a affirmé avoir hâte d'y jouer. Il y brûlera les planches lors de la présentation de la pièce de théâtre Le Dîner de cons prévu pour novembre.

« C'est unique comme centre culturel. Il est vraiment très beau et situé en plein coeur de la ville. Ce sera encore plus que le centre culturel de Victoriaville, ce sera le centre de tous les Bois-Francs. Je suis vraiment content pour les gens d'ici, ça fait des dizaines d'années qu'ils l'attendaient. J'ai hâte d'y être », a-t-il dit.

Curieusement, la beauté des installations a réussi à faire oublier quelques instants que le nom Carré 150 avait reçu un accueil plutôt froid. D'autant plus que sa conception avait coûté quelque 30 000 $. Rappelons que l'explication balbutiée pour expliquer l'appellation était qu'elle représentait la forme géographique des lieux et son numéro de porte.

Un peu d'histoire

Avant de présenter le tout premier spectacle de l'histoire du Carré 150, les organisateurs ont fait défiler une série de photos et d'articles de journaux faisant état de la volonté du milieu de se doter d'un centre culturel qui deviendrait un véritable moteur de développement et un pôle d'attraction. Les premières parutions dataient d'aussi loin que 1945.

Si les essais ont été nombreux au fil des ans, c'est vers la fin des années 2000, alors que Roger Richard était en poste, que le projet de salle de spectacles est revenu sur la table de façon plus sérieuse. On a rapidement compris que la Municipalité avait besoin de s'associer à un diffuseur officiel pour obtenir les sommes nécessaires à ce projet de 23,5 millions $.

C'est ainsi qu'Alain Rayes, nouvellement élu à la mairie, a décidé de relancer Diffusion momentum, qui s'était éteint quelques années auparavant, faute de financement. L'organisme a rapidement fait ses preuves et est aujourd'hui reconnu parmi les meilleurs de son domaine.

Selon le ministre Laurent Lessard, c'est notamment à son ancien collègue libéral Claude Bachand et au ministre conservateur Denis Lebel que Victoriavillois doit son nouveau centre culturel. Le dossier se serait réglé lors d'une visite à Toronto. Plutôt que de passer par le ministère de la Culture, on a profité d'une enveloppe attribuée au développement des Affaires municipales.

« Drummondville avait eu sa patente et il ne restait plus d'argent pour Victoriaville. Mon ami Claude n'est toutefois pas du genre à lâcher. Il demande jusqu'à ce qu'il obtienne et Denis Lebel a été attentif », a raconté le ministre Lessard.

Les 7 doigts de la main

Afin de bien illustrer l'utilité du nouveau centre culturel, Diffusion momentum a offert à ses partenaires le spectacle Traces de la troupe les 7 doigts de la main. Il s'agit d'un bel exemple de spectacle de cirque à haute voltige qui n'aurait pu être présenté dans l'ancien cinéma Laurier, faute d'espace.

Les sept acrobates, six hommes et une femme, provenant de quatre des cinq continents, ont eu tôt fait de charmer une foule déjà conquise par le fait qu'il s'agissait d'un soir de grande première. Ils ont impressionné par leurs habiletés physiques, leur humour, mais aussi par leur proximité avec le public.

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