Popularité de l'école publique: «Rien d'inquiétant» pour le privé

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Pour les écoles privées de l'Estrie il n'y a « rien d'énervant, ni d'inquiétant » dans le fait que l'école publique attire une plus grande proportion d'élèves depuis quelques années, alors que leur propre clientèle est en légère régression. Un phénomène qui s'explique en partie par la popularité des programmes à vocations particulières (sports-études, santé globale, musique, etc.) mis sur pied par le public pour contrer le décrochage scolaire.

Selon les plus récentes statistiques, les écoles publiques ont connu une progression de leur taux de fréquentation de 0,32 % depuis trois ans, comparativement à une baisse similaire du côté des écoles privées. Ce qui fait dire au président de l'Association des écoles privées de l'Estrie, Raymond Lepage, qu'on devrait davantage parler d'une « stabilisation » de la clientèle plutôt que d'une tendance marquée.

« Vous savez, on peut toujours faire dire ce qu'on veut aux chiffres, note M. Lepage. On a eu quelques fermetures d'écoles, notamment en Montérégie, entre autres le Collège Antoine-Girouard. Ces fermetures peuvent expliquer une partie de la baisse », soumet M. Lepage qui occupe également les fonctions de directeur général du Séminaire Salésien de Sherbrooke.

Sans avoir de chiffres précis sous la main, M. Lepage est d'avis les proportions observées en Estrie doivent être sensiblement les mêmes que celles enregistrées à l'échelle du Québec.

Vocations particulières

Raymond Lepage reconnaît également que l'existence d'écoles publiques à vocations particulières offrent maintenant une alternative aux parents et aux élèves qui ont à choisir entre l'école publique ou privée.

« C'est certainement un élément qui peut influencer, surtout qu'en Estrie on a plusieurs écoles à vocations particulières. Les gens ont l'embarras du choix. Mais il y a aussi un aspect économique. On sait que la classe moyenne ne s'enrichit pas depuis quelques années et c'est certainement un facteur lorsque vient le temps de prendre une décision », reconnaît Raymond Lepage.

« Mais cela fait longtemps qu'on a appris à composer avec cette réalité, ajoute-t-il. On réussit à le faire en étant plus créatif dans notre offre de services. On réussit quand même à se démarquer. »

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