Mission accomplie pour 150 aventuriers

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(magog) Il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour se lancer dans une aventure nautique de l'envergure du Défi kayak Montréal-Québec sur le fleuve Saint-Laurent. Denis Grégoire et Patrick Blais, tous deux d'Orford, étaient du nombre des quelque 150 kayakistes à sauter à l'eau à la hauteur du port de Montréal jeudi dernier avec la baie de Beauport comme destination, quelque 265 km plus loin.

Experts comme novices, tous les participants pouvaient crier mission accomplie, hier en fin d'après-midi, après avoir pris le départ tôt en matinée à la marina de Neuville à Portneuf. Une journée de travail qui approchait les 70 km et plus ou moins huit heures à pagayer.

Comme tous les autres pagayeurs, Grégoire et Blais, qui avaient opté pour le parcours complet en solo plutôt qu'en tandem, ont toutefois vu leur périple amputé d'une trentaine de kilomètres lors du jour 2, des vents de 15 à 20 noeuds étant annoncés pour l'après-midi alors que les participants s'apprêtaient à se lancer dans la gueule du loup, soit cette vaste étendue d'eau appelée lac Saint-Pierre, reconnue pour être une boîte à surprises pour les kayakistes. Les organisateurs voulant tout d'abord assurer la sécurité des participants, la décision a donc été prise de sauter dans l'autocar pour se rendre à Trois-Rivières, lieu de départ du jour 3.

Expérience de vie

Ce n'est pas cette trentaine de kilomètres en moins au compteur que les 265 prévus qui allait gâcher la sortie de Denis Grégoire, bien au contraire. « On sait maintenant que nous aurions pu effectuer le trajet au complet, mais je comprends les préoccupations des organisateurs qui veulent nous faire vivre cette expérience dans un cadre sécuritaire. Leur décision était donc justifiée avec dame Nature qui nous a fait une petite frayeur », d'alléguer Denis Grégoire.

À 62 ans et avec en moyenne 65 kilomètres à naviguer quotidiennement, Denis Grégoire dit ne pas avoir été trop malmené physiquement parlant. « Ce fut moins difficile que j'aurais pu l'imaginer. Le plus ardu c'est de rester assis quatre heures dans le kayak avant d'avoir une petite pause. C'est loin d'être confortable et c'est assurément l'aspect de cette aventure avec lequel j'ai trouvé le plus difficile à composer. Pour le reste, c'est une note parfaite ou presque », a fait valoir Grégoire.

Le reste en question, selon Denis Grégoire, c'est le panorama qui défile sous les yeux des participants, la confrérie qui s'installe entre tous les kayakistes et les organisateurs, apprendre à doser ses efforts, les derniers préparatifs avant les départs du matin, pagayer en groupe avec les gros paquebots qui sont témoins de la scène et quoi encore. « Honnêtement, on gruge les kilomètres et on s'en rend plus moins compte. C'est loin d'être monotone. Chaque moment se vit intensément. Vous pouvez l'écrire, on a tripé du début à la fin, sur l'eau comme sur la terre ferme », a mentionné un Denis Grégoire qui parlait d'une expérience de vie.

Il n'a malheureusement pas été possible de parler à Patrick Blais au moment de cette entrevue téléphonique faite alors que les kayakistes s'apprêtaient à sauter à l'eau pour la dernière portion du parcours.

Rappelons que le Défi kayak Montréal-Québec est aussi et surtout une activité de collecte de fonds au profit des Jeunes Musiciens du monde, un organisme qui est présent à Sherbrooke. Chaque participant devait amasser des fonds pour avoir le droit de prendre le départ.

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