Un citoyen appelle un changement de garde

À trois mois seulement des élections municipales de novembre à Lac-Mégantic, le... (ARCHIVES LA TRIBUNE)

Agrandir

ARCHIVES LA TRIBUNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) À trois mois seulement des élections municipales de novembre à Lac-Mégantic, le citoyen Jean-Claude Boutin se dit préoccupé par le fait qu'aucun candidat n'ait exprimé son intention de se présenter aux postes de maire ou de conseiller.

« Il y a assurément un blocage venant de l'indécision de la mairesse actuelle au sujet de son avenir politique, une incertitude qui empêche l'émergence d'autres candidatures », affirme M. Boutin. Dans les derniers jours, Mme Roy Laroche a laissé savoir à La Tribune qu'elle est toujours en réflexion quant à son avenir politique et qu'une décision sera annoncée bientôt.

Mme Roy Laroche avait déjà affirmé ne pas souhaiter se présenter à nouveau à la mairie, à 70 ans. Mais après le décès de son mari, des gens lui avaient suggéré de rester comme mairesse.

« Il y a pourtant davantage de gens qui s'intéressent aux affaires municipales. De plus en plus de citoyens viennent aux réunions du conseil. Il y a une prise de conscience des résidants de Lac-Mégantic. Il faut que ce mouvement grandisse pour susciter des candidatures. Nous sommes prêts à appuyer les candidatures de ceux qui voudraient s'impliquer », lance l'ex-avocat de Sherbrooke, résidant de Lac-Mégantic depuis 2012. Ce dernier intervient régulièrement aux séances du conseil.

« Les gens le disent de plus en plus : Nous n'avons pas été écoutés par l'actuel conseil municipal. Les élus n'ont pas pris les bonnes décisions, dès le début de la crise qui a suivi la tragédie de juillet 2013". Des décisions prises en panique, trop rapidement. Le centre-ville avait de la couleur, avant, il y avait de la vie, de la gaieté. Maintenant, ce n'est que du brun partout. Harold Bérubé l'avait pourtant bien dit : Ne faites par l'erreur de créer un autre Quartier 10-30". Le conseil municipal s'est fié davantage à des gens de Montréal, au lieu d'écouter ses citoyens. Le lien entre la Promenade Papineau et l'ancien centre-ville de la rue Frontenac sera de plus en plus difficile à établir », croit M. Boutin.

L'homme signale aussi qu'on vit pourtant dans une économie de libre entreprise. « Ce n'est pas le cas à Lac-Mégantic. On oblige les gens à plusieurs choses, on les force en brimant leur liberté. Regardez Home Hardware qui se bat avec la Ville de Lac-Mégantic depuis plusieurs mois pour la rénovation de son édifice de la rue Laval. Ses couleurs, c'est jaune et rouge. On l'oblige à rénover en brun, comme la Promenade Papineau. Il n'y a que du brun partout! On dirait qu'on vit ici dans un autre monde. »

« La Ville de Lac-Mégantic veut trop jouer le rôle de promotrice. Elle a construit les condos commerciaux et elle est maintenant prise avec ces condos qu'elle veut vendre. Elle a acheté l'édifice de Produits d'horticulture Atlantic, dans le parc industriel. Elle a acheté le site archéologique et le barrage sur la Rivière-aux-araignées. Elle a acheté une collection d'armes de 108 000 $, sans même détenir un permis d'acquisition d'armes. Elle opère le restaurant Le Voilier, à Baie-des-Sables. Elle devrait laisser la chance à l'entreprise privée, ce qui rapporterait des taxes au lieu de coûter de l'argent. En plus, elle met souvent du bois dans les roues des promoteurs », déplore M. Boutin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer