La maladie de Lyme inquiète les Estriens

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Dre Mélissa Généreux

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Gabrièle Roy
La Tribune

(Sherbrooke) La maladie de Lyme inquiète la population de l'Estrie, selon le sondage réalisé récemment par la Direction de la santé publique en Estrie.

La Dre Mélissa Généreux, directrice de la santé publique en Estrie, précise que « 80 % des 421 répondants de l'Estrie se disent inquiets de la maladie ». Elle nuance toutefois qu'ils ne sont pas très étonnés des résultats, puisque c'est une nouvelle maladie en émergence. Les gens sont donc inquiets et veulent avoir plus d'information à ce sujet.

Le 10 août dernier, la Direction de la santé publique mettait en ligne un questionnaire visant à évaluer les perceptions et les attitudes des Estriens vis-à-vis cette maladie. La moyenne d'âge des répondants a été de 39 ans, avec une proportion de 81 % de femmes.

Dre Généreux se dit toutefois très surprise du fait que les moyens de protection prouvés efficaces sont peu utilisés. En effet, seulement un répondant sur trois utilise du chasse-moustique et seulement un répondant sur trois dit s'inspecter la peau après une activité à l'extérieur. « Ce sont des mesures essentielles, dit-elle. C'est très simple de prendre quelques minutes pour regarder si une tique s'est attachée à nous. » De plus, si la tique est retirée de la peau dans les 24 premières heures de la morsure, le risque de transmission de la maladie de Lyme est grandement diminué.

En 2015, 12 cas probables ou confirmés de maladie de Lyme ont été répertoriés en Estrie jusqu'à présent. Le tiers des municipalités de l'Estrie sont classées à haut risque d'exposition aux tiques responsables de la maladie de Lyme, dont Sherbrooke, Granby et Magog. Dre Généreux mentionne que nous sommes en plein dans la saison des tiques et que d'autres cas seront probablement rapportés d'ici la fin septembre.

La maladie de Lyme peut engendrer des complications graves (articulaires, cardiaques, neurologiques) si elle n'est pas traitée.

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