Dégrêleurs : l'argent tombe du ciel à Coaticook

Martin Laforme en plein travail... (Imacom, René Marquis)

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Martin Laforme en plein travail

Imacom, René Marquis

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(Coaticook) À peine plus d'une semaine suivant l'épisode de grêle survenu à Coaticook le 3 août dernier, des dizaines de véhicules ont déjà été réparés grâce à la technique de débosselage sans peinture. Des réparations effectuées grâce à l'arrivée massive d'au moins sept entreprises de dégrêlage, dont la plupart ont leur siège social à Québec (Les Dégrêleurs, ÉcoSolutionGrêle, S.O.S. Débosselage et Urgence Bosse), mais aussi en Ontario (Catastrophes Solutions International et Réparation Grêle du Canada) et même aux États-Unis (Dent Wizard).

Les équipes en poste ou en voie de l'être sont réparties dans une douzaine de centres de grêle à Coaticook, des locaux temporairement affectés à répondre aux milliers de réclamations reçues par plus d'une dizaine de compagnies d'assurance. Certaines compagnies se targuent d'ailleurs, dont Desjardins Assurances, de ne faire affaire qu'avec une compagnie 100 pour cent québécoise. Mais pour tous les dégrêleurs, peu importe d'où ils proviennent, c'est la manne! Ceux-ci travaillent six, parfois sept jours par semaine à raison de 10 à 15 heures par jour, parfois plus. Leur salaire hebdomadaire peut donc grimper dans les cinq chiffres.

Coaticook une manne? Oui et non, selon François Cyr, président de S.O.S. Débosselage, dont l'entreprise gère présentement plus de 1500 dossiers à travers le Québec. « Coaticook c'est presque une goutte dans l'océan, déclare M. Cyr. Pourtant, tout le monde ne me parle que de Coaticook! » Certaines compagnies, comme S.O.S. Débosselage, offrent une réparation complète du véhicule, un concept appelé « one-stop shop ».

Il n'en demeure pas moins que l'épisode de grêle se veut une bonne affaire, tant pour les dégrêleurs que pour les carrossiers locaux à qui on remet le débosselage conventionnel. En retenant le chiffre conservateur de 2000 véhicules à un coût moyen de 4600 $, on obtient un total de 9 M$. De fait, chaque véhicule nécessite en moyenne une journée et demie de travail pour le débosselage sans peinture. On estime d'ailleurs que la quasi-totalité des automobiles endommagées, soit 90 % pourront être réparées grâce à cette technique, la balance étant acheminée au débosselage conventionnel. Certains véhicules pourraient être déclarés perte totale, mais à un très faible pourcentage.

Or, si certains ont mis la pédale au fond, d'autres tardent à joindre la parade, dont Promutuel Coaticook-Sherbrooke, laquelle attend incessamment l'équipe d'ÉcoSolutionGrêle, retenue à Gaspé par Promutuel Assurance de l'Estuaire. « Nos petits cousins de la Gaspésie en avaient besoin avant nous », confie René Larochelle, directeur général à Coaticook. Avec plus 640 réclamations à ce jour, Promutuel compte rattraper le retard grâce à ses 10 000 pieds carrés de surface de travail répartis dans quatre centres de grêle et ses 20 techniciens, lesquels devraient entamer les réparations la dernière semaine d'août.

À quand l'équipe d'intervention catastrophe?

Malgré la surcharge de travail, l'équipe de Fix Auto est branchée sur l'adrénaline, les employés se retrouvant soudainement au milieu d'une ruche de dégrêleurs, estimateurs et représentants des compagnies d'assurance. « C'est très différent, mais très excitant », glisse Valérie Véronneau qui repart presque en courant vers ses piles de dossiers. « En temps normal, nous livrons de 10 à 12 voitures par semaine, alors que nous nous préparons à monter à 40 ou 60, partage le président, Michel Véronneau. Ça change la donne! »

Ce qu'il déplore, c'est l'absence d'une structure qui permettrait d'encadrer de tels soubresauts de dame Nature sans que tout un chacun sur le terrain tente de tirer son épingle du jeu sans trop se soucier de son voisin. « C'est une guerre qui ne devrait pas avoir lieu, affirme M.Véronneau. On devrait pouvoir remettre entre les mains d'une équipe d'intervention de catastrophes les estimations, les réparations et les réclamations au complet pour toutes les compagnies d'assurance. Je crois que toutes accepteraient cette idée, sauf peut-être une. »

En attendant qu'une telle escouade voit le jour, sachez qu'une fois l'estimation de votre assureur en main, il vous est possible de choisir l'entreprise à qui vous souhaitez remettre la réparation de votre véhicule.

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