Tout ce qui brille n'est pas or

Plongé dans la semi-pénombre, fruit d'une panne électrique, le Musée Beaulne... (LA TRIBUNE, MARYSE CARBONNEAU)

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LA TRIBUNE, MARYSE CARBONNEAU

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(COATICOOK) Plongé dans la semi-pénombre, fruit d'une panne électrique, le Musée Beaulne projette çà et là des éclats miroitants qui émanent de ses murs. Nul n'aurait pu choisir meilleure coïncidence pour mettre en valeur les oeuvres de l'artiste peintre Adele Zanni à travers son exposition Tout ce qui brille n'est pas or.

«La brillance de la dorure réagit avec le minimum de lumière et fait constamment ressortir quelque chose de nouveau, explique Adele. C'est cet aspect changeant qui me plaît. Tout comme dans la vie, on ne peut pas avoir toujours raison, il existe autant de réalités que de points de vue différents.»

Artiste autodidacte, Adele Zanni étudie d'abord en design de mode au Collège LaSalle, à Montréal, une formation qui l'amènera au SAGA International Design Centre à Copenhague au Danemark. Elle se découvre alors une vraie passion pour les arts. De retour à Montréal, elle suit quelques cours et ateliers de peinture au Centre Saidye-Bronfman avant de développer son propre style de peinture. Un style figuratif peuplé de personnages imaginaires ou réels autour desquels la présence de fleurs et de verdure luxuriante prend une place importante.

Sur la toile, la femme prédomine, les lèvres généreuses, le regard bienveillant, les épaules dénudées. Il se dégage des oeuvres un sentiment de sérénité et de chaleur. «J'ai toujours peint avec des couleurs très vivantes, car même si je suis née à Montréal, je suis d'origine italienne et pour moi ces couleurs représentent l'Italie», partage Adele avec ce léger accent chantant qui trahit sa culture. Fait particulier, le noir est totalement absent de sa création. «Je n'utilise jamais le noir. Le noir c'est l'absence de lumière, il enlève de la brillance aux autres couleurs, ça les rend grisâtres. Chaque artiste possède sa palette, son langage.»

Pour ajouter à l'effet lumineux de ses oeuvres, l'artiste emploie la résine dammar comme couche finale de vernis. «On dirait presque que les tableaux sont encore mouillés», souligne Adele. Ce vernis sert aussi à sceller les dorures, lesquelles sont composées d'or, mais aussi d'aluminium, de cuivre et de bronze. «Le plus difficile est l'application de la dorure, car on travaille avec des feuilles très fines et très légères. Il y en a qui méditent, d'autres posent de la dorure!» blague l'artiste peintre avec un large sourire.

Bien que plusieurs de ses toiles se retrouvent aux États-Unis, en Europe et en Asie, Adele souhaite continuer à faire connaître son art partout en Amérique du Nord et à l'étranger. Elle travaille d'ailleurs actuellement sur un projet d'exposition à Lagrasse, en France.

Pour jeter un coup d'oeil dans l'univers de l'artiste, on peut visiter son site www.adelezanni.com.

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