Le projet de vente dy presbytère est remis en cause

Le projet de vente du presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog pourrait... (LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON)

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LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON

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(MAGOG) Le projet de vente du presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog pourrait ne jamais se matérialiser. Les membres du conseil de fabrique ont en effet décidé de former un comité, composé de marguilliers et de simples citoyens, qui sera chargé de se pencher sur l'avenir de cet immeuble.

L'idée de mettre sur pied un comité consultatif pour analyser toutes les avenues dans le dossier du presbytère a été soumise par quelques paroissiens à l'occasion d'une assemblée d'information qui s'est tenue au sous-sol de l'église Saint-Patrice hier soir.

Plusieurs des participants à l'assemblée d'hier aimeraient qu'on puisse éviter la vente de l'immeuble. Mais d'autres étaient néanmoins ouverts à cette possibilité, qui permettrait à la paroisse d'empocher des centaines de milliers de dollars.

François Théroux et Claude Laffage, un ancien président du conseil de fabrique, ont tous les deux plaidé en faveur d'un arrêt du processus de vente, entrepris tout récemment. «Il n'y a pas d'urgence pour vendre», a soutenu le second des deux devant l'assemblée.

Pourtant, le trésorier du conseil, Marc Ruel, avait préalablement indiqué que la paroisse perdra un revenu annuel de près de 50 000 $ en avril prochain, quand la locataire actuelle de l'immeuble, la congrégation des Ursulines, cessera de verser un loyer.

«On voulait éviter que des charges financières mettent en péril l'église Saint-Patrice», a également noté le curé Donald Thompson pour expliquer la décision qui avait été prise de procéder à la vente du presbytère.

Quoi qu'il en soit, une nouvelle annoncée hier a probablement redonné confiance aux opposants à la vente du presbytère. Il avait été véhiculé que la location de l'immeuble à une organisation laïque était interdite, mais il semble que cette information n'était pas complète. Ainsi, si les bureaux administratifs de la paroisse demeuraient dans le bâtiment, les possibilités de location seraient élargies.

D'apparence cruciale, cette information n'aurait été transmise au conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice que dans les heures qui ont précédé la rencontre d'hier, à laquelle près de 100 personnes ont pris part.

«Une fabuleuse bâtisse»

Homme d'affaires dynamique, Gilles Bélanger a visité le presbytère ces derniers mois. Il était présent à l'assemblée d'hier et a profité de l'occasion pour s'exprimer face aux paroissiens.

«Je crois qu'il y a des solutions dans ce dossier, a-t-il lancé. C'est une fabuleuse bâtisse. Moi, je travaille sur des projets autour de ce bâtiment et ce qui se passe dans ce secteur de la ville m'intéresse.»

Gilles Bélanger a par ailleurs ajouté qu'il serait surpris que la paroisse obtienne plus de 800 000 $ pour le presbytère, si elle décidait de s'en départir comme prévu. Il s'agit d'une estimation nettement inférieure au prix exigé depuis la mise en vente, soit 1,65 million $.

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