CHSLD de Weedon: Le processus d'admission montré du doigt par la Protectrice du citoyen

Lucienne Gravel, membre du Comité des citoyen(ne)s pour... (Archives, La Tribune)

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Lucienne Gravel, membre du Comité des citoyen(ne)s pour la survie du CHSLD et CLSC de Weedon, se réjouit des recommandations de la Protectrice du citoyen.

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<p>Christine Bureau</p>

(Weedon) La Protectrice du citoyen s'est penchée sur le cas du CHLSD de Weedon et ses recommandations sont sans équivoque : le processus d'admission doit être revu.

Pour le Comité des citoyen(ne)s pour la survie du CHSLD et CLSC de Weedon, c'est la réponse qu'il n'osait plus espérer. «On est très, très contents. C'est la première fois depuis deux ans qu'on a de l'écoute», s'exclame Lucienne Gravel, qui affirme s'exprimer «au nom de toute la population de Weedon». «Rappelez-vous quand on remplissait les salles avec 200 personnes pour assister au conseil d'administration», lance-t-elle.

Elle fait allusion au conseil d'administration de l'ancien CSSS du Haut-Saint-François, maintenant regroupé sous le nouveau CIUSS de l'Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. C'est d'ailleurs au CIUSS que s'est adressé le délégué de la protectrice du citoyen dans ses recommandations.

Trois plaintes soumises par des citoyens de Weedon ont été analysées jusqu'à maintenant. «Ce sont les mêmes qu'avait reçues le commissaire aux plaintes du CSSS. Il les avait toutes rejetées», souligne Mme Gravel. Ce sont les mêmes également qui ont été présentées devant les membres du conseil d'administration à de multiples reprises.

Selon le Comité des citoyen(ne)s, des patients sont refusés depuis plus de deux ans pour libérer des lits et ainsi faire de la place pour le projet «Tout sous un même toit», qui projette de rassembler le CLSC et le CHSLD à une même adresse. De son côté, le Protecteur conclut à deux reprises que le processus d'évaluation a failli, sans «Tout sous un même toit».

Trois cas, trois recommandations

Dans un premier cas, il est question d'une dame sous-évaluée par les intervenants du CHSLD de Weedon et qui, moins d'un mois plus tard, a reçu un diagnostic beaucoup plus sévère des professionnels du CHUS. La dame aurait dû admise au CHSLD lors de sa première évaluation. Il est alors recommandé «d'améliorer la qualité des pratiques d'évaluation des besoins des usagers en tenant compte de leurs caractéristiques biopsychosociales et de l'épuisement de leurs proches».

Un deuxième cas raconte l'histoire d'une usagère qui a dû déménager quatre fois en un mois avant qu'on l'y installe au CHSLD de Weedon, lui causant de l'anxiété à elle et à sa famille, note le délégué. Il recommande alors au CIUSS de revoir «son processus d'admission à l'hébergement permanent afin d'assurer aux usagers une orientation qui réponde adéquatement à leurs besoins».

Un troisième cas étudié par la Protectrice du citoyen n'est pas en lien avec le processus d'admission, mais recommande au CIUSS de «s'assurer que toutes les options d'hébergement et de congé temporaire lors d'un hébergement soient clairement proposées aux usagers ainsi qu'aux proches aidants».

Le CIUSS - CHUS a jusqu'au 15 août afin de démontrer à la Protectrice du citoyen qu'il a mis en place des mesures afin de suivre ses recommandations. Selon l'organisme, ses recommandations sont suivies dans 98 % des cas, bien qu'il n'ait aucun pouvoir de contrainte.

Mme Gravel croit pour sa part que les enquêtes de la Protectrice du citoyen auront un effet positif. «S'ils n'écoutent pas, ça veut dire qu'il n'y a pas de protection pour les individus et ça, ça ne se peut juste pas!»

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